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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 00:37

Analyse

Grippe A H1N1 pandémique et vaccin adjuvanté au squalène: une analyse des risques

Par le Dr CMT

Cette peur irrationnelle d'une pandémie grippale imminente à forte mortalité, suscitée par l'OMS depuis des années, est fondée sur une mauvaise interprétation des faits historiques. La pandémie est là, et cela nous permet de mesurer la contradiction flagrante entre les discours alarmistes et la réalité.

J'essaierai de répondre à deux questions en m’appuyant sur des travaux scientifiques sérieux et sur des données officielles : 1) La pandémie grippale est-elle si grave qu’on nous le dit ? Quels sont les risques réels pour la population ? 2) Existe-t-il des éléments fondés, fiables, pouvant faire penser que le squalène, l’adjuvant utilisé pour les vaccins européens, peut représenter un risque pour la santé des personnes vaccinées ? Les résultats des premiers essais cliniques et de la recherche permettent de le penser. Chacun pourra consulter les références et vérifier leur fiabilité.

Cet article est un cri d’alarme, car vacciner massivement des populations avec un vaccin potentiellement inutile est une chose, tandis que vacciner massivement, et en particulier des populations vulnérables, avec un vaccin inutile et potentiellement promoteur de maladies auto-immunes, est autrement plus problématique. Et si on en est là, cela doit nous interroger sur la manière dont sont gérés les conflits d’intérêts dans notre pays. Quant à moi, je n’ai aucun conflit d’intérêts.

Les excellents articles de Juan Gérvas et d’Arznei-Telegramm sur Pharmacritique apportent des informations complémentaires.

Pour bien comprendre, nous devons reprendre depuis le début, c'est-à-dire ce que nous savons au sujet de ce virus.

DE QUOI PARLONS-NOUS ? LE VIRUS DE LA GRIPPE

Un virus, c’est le plus petit organisme connu qui possède un code génétique et est capable de se répliquer(reproduire). Pour se répliquer, le virus a besoin d’un hôte, car il va pénétrer dans les cellules de cet hôte et utiliser la machinerie cellulaire à son profit, pour se reproduire. Les multiples exemplaires ainsi fabriqués vont s’échapper de la cellule pour disséminer dans l’organisme de l’hôte.

Le virus de la grippe est un virus à ARN. L’ARN porte son code génétique, encapsulé (muni d’une membrane). C’est un virus de la famille des orthomyxovirus. Dans une cellule, le code génétique contenu dans les molécules d’ADN ou d’ARN permet la production de protéines. Cette famille des orthomyxovirus présente une particularité, c’est que son ARN est divisé en 8 segments distincts,  codant chacun pour une ou deux protéines (10 protéines en tout).

La famille des orthomyxovirus est divisée en genres ou types appelés A, B et C. Les genres ne se mélangent pas entre eux. Les trois genres circulent en même temps dans la population humaine et sont à l’origine  des épidémies de grippe saisonnière, mais le genre A présente plusieurs particularités :

  • Il est en général responsable de la majorité des cas de grippe humaine annuelle dans le monde ;
  • Il est reconnu comme étant généralement plus virulent que les autres types ;
  • Il circule aussi chez les animaux, notamment chez le porc et les oiseaux. Les virus de type A circulant chez les animaux n’ont pas de spécificité bien définie. On utilise la même nomenclature pour les virus d’origine humaine et animale.
  • Comme il n’y a pas de différence marquée entre les virus A animaux et les virus A humains, il peut arriver que, lorsque deux virus A d’origine différente infectent une même cellule humaine, les segments de gênes se mélangent : on appelle cela une recombinaison génétique, une cassure ou bien un réassortiment (en anglais « shift » ou « reassortment »). Tous ces termes sont équivalents.
  • Lors de ces recombinaisons génétiques surgit un virus A nouveau sur le plan antigénique, c'est-à-dire un nouveau sous-type ou souche. Comme il est nouveau sur le plan antigénique, le système immunitaire ne le reconnaît pas et ne peut pas se défendre contre lui.
  • Les sous-types ou souches de virus type A se distinguent par leurs antigènes de surface qui jouent un rôle primordial dans la virulence du virus (capacité à provoquer une infection chez l’hôte). Ces antigènes se trouvent à la surface de la capsule virale sous forme de spicules, qui sont des sortes d’épines.

Chez les orthomyxovirus, il y a deux sortes de spicules :

1. Le premier type est constitué par l’Hémagglutinine, désignée par la lettre H dans la dénomination du virus. C’est la molécule qui permet la fixation de celui-ci sur la cellule avant d’y pénétrer et la fusion avec la membrane cellulaire lorsque le virus s’échappe de la cellule. On a recensé 16 variétés différentes d’hémagglutinine du virus type A grippal, numérotées de 1 à 16 en fonction de leur affinité pour l’organisme humain, la 1 étant celle qui présente le plus d’affinité. Trois d’entre elles, H1, H2 et H3, caractérisent des virus A qui ont circulé ou circulent  largement chez l’Homme. Des anticorps dirigés contre ces hémagglutinines sont capables d’empêcher l’infection par le virus.

2. La Neuraminidase est désignée par la lettre N dans la dénomination du virus. Elle perfore la membrane cellulaire après que le virus s’est répliqué à l’intérieur de la cellule et permet aux virus de s’échapper. Les anticorps dirigés contre cette molécule limitent l’infection sans l’empêcher. Il en est de même pour les antiviraux qui agissent sur cette molécule. On recense 9 neuraminidases chez les virus type A mais seulement deux, N1 et N2, pour les virus identifiés chez l’Homme.

Cours en ligne du Pr Anne Decoste (microbiologie, Faculté libre de Lille)

Virus grippe A texte CMT petit.jpg


Dans la nomenclature, les virus grippaux sont identifiés par : Leur type, A ou B (C étant difficile à isoler) ; l’hôte chez qui on l’a isolé pour la première fois ; le lieu (ex : Hong Kong) ; le numéro de souche ; l’année où ils ont été identifiés. Et pour le type A, des sous-types sont distingués selon l’Hémagglutinine et la Neuraminidase (Hx Nx). Ainsi, le virus de la grippe aviaire est désigné par A/Bar-headed Gs/QH/12/05(H5N1), QH étant Qing Hai, la région de Chine où il a été d’abord isolé, et bar headed goose, un type d’oie.

LA GRIPPE SAISONNIERE DANS LE MONDE ET SA GRAVITE

Il est important de garder à l’esprit que lorsqu’on parle de la grippe, on parle d’une maladie aigue. C'est-à-dire que dans l’écrasante majorité des cas, la grippe va infecter temporairement, pendant quelques jours, un individu, puis se terminer sans laisser aucune séquelle ni évoluer vers une forme chronique. Il en résulte que pour évaluer la gravité d’une épidémie de grippe du point de vue de l’impact sur la santé des populations, deux critères seulement doivent être mesurés et sont nécessaires et suffisants :

- le taux d’attaque, c'est-à-dire le pourcentage des personnes d’une population donnée qui ont été infectées à la fin de l’épidémie. En France le taux d’attaque moyen est de 2,5/63 millions de personnes infectées, c'est-à-dire d’environ 4%.

- la mortalité ou létalité du virus, c'est-à-dire la proportion des personnes infectées qui sont décédées par suite de l’infection. En France, la létalité moyenne estimée est de 2000/2,5 millions, soit un peu inférieure à une personne décédée pour 1000 infectées. Un pour mille, c’est la létalité moyenne attribuée à la grippe saisonnière dans le monde, ce qui veut dire qu’on estime en moyenne qu’une personne infectée sur mille décède suite à une infection par les virus de la grippe saisonnière.

La grippe saisonnière provoquerait chaque année dans le monde un nombre de décès variable, estimé de 250 000 à 500 000. Ce qui représente donc de 250 à 500 millions de personnes infectées. Pour prendre l’exemple des Etats-Unis, pays de 300 millions d’habitants doté de moyens de surveillance importants : le CDC (Centre for Disease Control and Prevention) estime le nombre de décès annuels associés à la grippe saisonnière dans les années 1990 entre  17 000 et 52 000, avec une moyenne de 36 000 décès annuels. Les hospitalisations en relation avec la grippe seraient au nombre de 200 000 en moyenne.

Il est en fait très difficile de connaître le nombre exact de cas de grippe au cours d’une épidémie et leur mortalité. Les difficultés se situent à plusieurs niveaux :

  • La grippe peut être inapparente, c'est-à-dire être si légère qu’elle passe inaperçue;
  • Beaucoup de cas ne sont pas signalés aux autorités et ne font pas l’objet de consultations;
  • Pour les cas connus, on ne peut pas faire systématiquement des examens permettant de s’assurer qu’il s’agit bien de la grippe, car ce serait complexe et coûteux;
  • Plusieurs virus peuvent provoquer un syndrome grippal, c'est-à-dire des symptômes comparables à ceux de la grippe;
  • Les formes de grippe sévères peuvent se manifester par leurs complications, notamment les pneumopathies, et il est alors difficile de faire la différence entre les pneumopathies primaires et celles qui sont dues à une grippe, car au-delà de quelques jours le virus ne peut plus être détecté [1]

La sévérité de la maladie en fonction de l’âge, telle que mesurée par le nombre de personnes hospitalisées pour grippe ou pneumopathie par tranche d’âge, est relativement augmentée aux âges extrêmes. Elle est plus forte avant 5 ans qu’entre 5 et 49 ans. Mais le risque de décès est bien plus faible (environ 25 fois) avant cinq ans qu’après 85 ans.C'est-à-dire que les jeunes enfants sont plus souvent hospitalisés pour grippe que les adultes jeunes, mais qu’il est rare qu’ils en meurent, contrairement aux personnes âgées.

La sévérité dépend aussi du terrain. Lors des épidémies saisonnières certaines maladies ou états sous-jacents sont considérés comme des facteurs de risque de complication. Il en va ainsi de l’asthme et autres maladies respiratoires chroniques, du diabète, des maladies cardiaques et de la grossesse.

COMMENT EXPLIQUER LES VARIATIONS DANS LA MORTALITE DUE A LA GRIPPE D’UNE ANNEE SUR l’AUTRE ?

Les mutations et le climat

Les virus de la grippe se répliquent à une vitesse très élevée chez un hôte. Il arrive que lors de leur réplication desmutations apparaissent, c'est-à-dire des changements ponctuels au niveau du code génétique à l’intérieur de l’un ou de l’autre des segments d’ARN. Parmi les virus mutants, seuls continuent à se répliquer ceux qui sont viables, c'est-à-dire ceux qui peuvent survivre et résister aux anticorps de l’hôte.

Pour qu’un virus mutant puisse se propager dans la population il faut qu’il soit viable, c'est-à-dire capable de survivre et se répliquer dans l’organisme humain et qu’il soit contagieux, c'est-à-dire qu’il ait la capacité de se transmettre.

C’est pourquoi, au cours du temps apparaissent naturellement des mutants, qui ne différent que légèrement des virus originaux, puisqu'il s’agit de changements ponctuels dans les gènes. Ces mutants sont souvent en partie sensibles aux anticorps présents dans l’organisme des personnes qui ont déjà été infectées par le virus original. Ce qui veut dire que ces anticorps peuvent offrir une protection partielle contre le virus mutant. On parle alors de protection croisée. La protection croisée est possible, car la modification du virus est très progressive dans le temps. Certains y voient une évolution de type darwinien, avec une sélection des virus qui résistent le mieux aux moyens de défense de l’hôte.

 

 

suite de l'article sur

http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2009/09/07/grippe-a-h1n1-pandemique-et-vaccin-adjuvante-au-squalene-une1.html

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Published by Léthé - dans H1N1
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