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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 12:07

Octobre 2005 : Le virus de la grippe de 1918 est ressuscité?




Par Andreas von Bubnoff .

Octobre 2005

Traduit par Sacha Sher afin de diffuser sur la place publique la manipulation de la grippe H1N1 au pays des labos.

 

 

Source papier : « The 1918 flu virus is resurrected », Nature (www.nature.com), Vol. 437, numéro n°7060, 6 octobre 2005, Londres, pp.794-795.



"Le fait d'avoir recréé une des maladies les plus mortelles qui ait été connue pourrait nous aider à prévenir une autre pandémie."
"A moins"
, affirment les critiques, "que cela n’en déclenche une". Andreas von Bubnoff enquête pour savoir si les bénéfices l'emportent sur les risques.





On estime qu'elle a tué 20 millions de personnes, et pourtant des scientifiques l'ont ramené à la vie. Dans ce numéro de Nature, des scientifiques publient une analyse de la séquence complète du génome du virus de la grippe humaine de 1918.  Cette grippe là même, très controversée, par son histoire, par son "apparation" dans les camps de la première guerre mondiale, et surtout par sa mortalité après vaccination.
Dans le numéro de Science, des chercheurs décrivent comment ils ont utilisé cette séquence pour recréer le virus et étudier ses effets sur des souris.

"Certains scientifiques ont déjà salué ce travail en raison des éclaircissements sans précédents qui ont ainsi été donnés sur le virus. Cerner la façon dont il est apparu  et pourquoi il a été si mortel pourrait, selon eux, aider les experts à localiser la prochaine souche du virus et à élaborer les médicaments et les vaccins appropriés à temps.

Mais d'autres ont exprimé des inquiétudes sur les dangers, tout simplement trop grands selon eux,  de ressusciter le virus. Un expert en sécurité biologique a dit à Nature que le risque était trop élevé et quasi certain que la souche recréée puisse s'échapper. Et la publication de l'ensemble de la séquence du génome donne à n'importe quelle nation voyoue ou à n'importe quel groupe bio-terroriste toute l'information dont ils ont besoin pour créer leur propre version du virus.

Le principal auteur de l'étude de séquençage est Jeffery Tautenberger, de l'Institut de Pathologie des Forces Armées à Rockville, dans le Maryland. Il dit que ce travail était nécessaire et que les risques étaient faibles. L'article en page 889 donne les détails des trois derniers gènes ; les séquences des autres gènes ont déjà été publiées.

  La série au complet est une forte indication que le virus de la grippe de 1918 était entièrement issu d'un ancêtre qui, à l’origine, avait infecté des oiseaux. Par contraste, les virus qui ont causé les pandémies de grippe de 1957 et 1968 sont apparus quand des virus de grippe humains et aviaires ont infecté une même personne à un même moment, permettant ainsi à leurs gènes de se mélanger.

Chacun des huit segments du génome du virus de 1918 diffère considérablement d’autres séquences de grippe humaine, ce qui suggère qu'aucune partie du génome ne venait d’une souche qui avait auparavant infecté des humains. « Parmi tous les virus qui ont touché des mammifères, c’est celui qui ressemble le plus à un oiseau », a dit Taubenberger.

Mettre le doigt précisément sur la mutation génétique qui a permis au virus de sauter chez les humains permettra aux scientifiques de reconnaître d'autres virus d'oiseaux risquant de déclencher une pandémie.  L'équipe de Taubenberger a déjà identifié 25 changements dans les séquences de protéines de la souche de 1918 qui étaient présents dans des virus ultérieurs de la grippe humaine. Selon lui, ces mutations sont susceptibles d'être particulièrement importantes. Un de ces changements détecté le gène polymérase PB2, a été trouvé dans le virus isolé à partir de l'unique victime humaine d'une poussée de grippe aviaire H7N7 dans les Pays-Bas en 2003.


Les chercheurs ont comparé la totalité du virus de 1918 avec les souches dans lesquelles certains gènes avaient été remplacés par ceux de souches contemporaines. Ils découvrirent qu'en remplaçant le gène de l'hémagglutinine, qui aide le virus à rentrer dans les cellules, celui-ci devenait incapable de tuer les souris. Et en remplaçant l'ensemble des trois gènes de la polymérase, qui permet au virus de se reproduire, cela diminuait considérablement sa virulence. Selon Tumpey, le gène de l'hémagglutinine est essentiel. « Mais aucun changement unique ni aucun gène ne constitue la réponse », ajoute Taubenberger. « C'est l'effet d'une combinaison ».

De futures recherches impliqueront de tester des virus reconstruits avec ou sans certaines mutations, pour voir lesquelles sont les plus importantes pour la virulence.

Ces études ont été louées comme absolument majeures. « Cela fait date », affirme Eddie Holmes, un virologue de l'université d'Etat de Pennsylvanie à University Park. « Non seulement c'est la première fois que cela a été fait pour le moindre pathogène ancien, mais il est question ici de l'agent de la plus importante maladie pandémique de l'histoire humaine ».

L'équipe a obtenu sa permission de travailler de la dirigeante du CDC Julie Gerberding et d'Anthony Fauci, directeur de l'Institut National des Allergies et Maladies Infectieuses, basé à Bethesda, Maryland.

 

Mais les travaux ont suscité des craintes parmi d'autres chercheurs. « Il y a très certainement des raisons d'être préoccupés » a dit Richard Ebright, un bactériologiste de l'Université de Rutgers à Piscataway, New Jersey, qui travaille dans des commissions pour la sécurité biologique. « Tumpey et les autres ont construit et fourni les procédures pour que d'autres construisent un virus qui représente peut-être l'agent d'armement biologique le plus efficace qui est connu jusqu’à présent ».

« S'il s'échappait, ce serait extrêmement dangereux, et l'histoire est riche en cas de choses qui s'échappent », affirme Barbara Hatch Rosenberg, une biologiste moléculaire membre du groupe travaillant sur les Armes Biologiques à la Fédération des Scientifiques Américains. « Quel avantage y a-t-il qui soit si supérieur à ce risque ? ».

Ebright admet qu'il existe un risque important, « presque inévitable », qu'un virus soit libéré par accident parmi la population humaine, ou qu'il y ait vol par un « employé de laboratoire mécontent, dérangé ou extrémiste ». Et le danger existe qu'un pays hostile puisse reconstruire sa propre version du virus, dit-il, soulignant que le moindre de ces scénarios pourrait engendrer un nombre considérable de victimes.           

En 2003, fait-il remarquer, un virus SARS s'était échappé accidentellement d'un laboratoire de niveau 3 à Singapour, et en 2004, deux autres fuites avaient eu lieu dans des laboratoires de ce type à Pekin"

 

 

  Et cinq ans après? Conclusion?


Le virus s'est échappé?

 

On nous prend vraiment pour des cons!

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Published by Léthé - dans H1N1
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