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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 00:10

A voir d'urgence                                               (grande pensée pour Gollum)

 

Le 15 mars, Arte diffusait le nouveau documentaire de Marie-Monique Robin, Notre poison quotidien, après avoir traité, avec un certain succès, le thème des OGM dans le monde selon Monsanto,   la documentariste s’attaque maintenant à l’agroalimentaire en général. Elle a enquêté de manière approfondie et très documentée sur trois sujets en particulier :

  • les pesticides
  • l’aspartame
  • le bisphénol A (que l’on retrouve dans de nombreux plastiques). (vidéo en fin d'article)

 

9782707157706S’appuyant sur de nombreuses études scientifiques, mais aussi sur les témoignages de représentants des agences de règlementation – comme la Food and Drug Administration (FDA) américaine ou l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) –, le film dénonce la puissance des lobbys pharmaco-agro-chimique.

"Cette grande enquête retrace le mode de production, de conditionnement et de consommation des aliments, depuis le champ du paysan (pesticides) jusqu’à notre assiette (additifs et plastiques alimentaires). Elle décortique le système d’évaluation et d’homologation des produits chimiques, à travers les exemples des pesticides, de l’aspartame et du Bisphénol A (BPA), et montre qu’il est totalement défaillant et inadapté. Elle raconte les pressions et les manipulations de l’industrie chimique pour maintenir sur le marché des produits hautement toxiques. Enfin et surtout, elle explore les pistes permettant de se protéger en soutenant ses mécanismes immunitaires par la nourriture, ainsi que le démontrent de nombreuses études scientifiques (décriées par l’industrie pharmaceutique)."

 

Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’après l’avoir vu, on a du mal à digérer.

On a du mal à digérer notamment parce que Marie-Monique Robin nous présente un monde occidental dans lequel l’agriculture intensive a tellement pris le dessus que nos agriculteurs ont du mal à réagir face aux différents accidents du travail dont ils font les frais.

Marie-Monique Robin revient aussi longuement sur la mise sur le marché de l’aspartame alors que des scientifiques prévenaient déjà la Food & Drugs Administration (FDA) que le rapport bénéfices/risques n’était pas bon. En effet, le bénéfice de l’utilisation de l’aspartame, s’il apporte un certain confort, présente aussi des risques d’effets secondaires et de cancers. Dans son enquête, Marie-Monique Robin explique aussi comment, Searle, la société pharmaceutique productrice de l’aspartame a réussi a imposer aux politiques la mise sur le marché de son produit.

Rendre publiques les données toxicologiques pour un meilleur fonctionnement

La digestion de ce documentaire est encore plus difficile quand on apprend comment les agences de sécurité sanitaire travaillent. Robin dénonce les méthodes de calculs de la dangerosité des produits. Elle explique que la DJA (la Dose journalière admissible par le corps d’un individu moyen de 60 kg), mesure utilisée par toutes les agences, est calculée de manière assez floue pour ne pas dire qu'elle est calculée en fonction des lobbys financiers. Basée sur des expériences sur les animaux, elle utilise un facteur de sûreté décidé arbitrairement par la FDA dans les années 60.

Pour mesurer cette DJA, les agences utilisent les données fournies par les industriels. Mais ces données sont protégées par une clause de confidentialité et ne sont accessibles qu’aux experts des agences. Il est donc impossible de vérifier le bon fonctionnement du système.

 

La dose ne fait plus le poison

La documentariste aborde aussi le problème du Bisphénol A (utilisés jusqu’à récemment dans les biberons) et du nonylphénol, hormones de synthèse utilisées dans certains plastiques qui entraînent des dérèglements hormonaux graves pouvant déclencher eux-mêmes des cancers (du sein et de la prostate par exemple). Ces substances jouent le rôle de perturbateurs endocriniens : elles ne sont pas toxiques au sens habituel du terme mais perturbent le bon fonctionnement du système hormonal et donc la fonction sexuelle et reproductrice.

baby-bottle.jpg

Pour les agences de sécurité sanitaire, la DJA est la mesure la plus importante, car elle permet d’autoriser la mise sur le marché agroalimentaire d’une substance. Et cette DJA s’inscrit dans la logique qui fait que c’est à partir d’un certain seuil qu’une substance est déclarée nocive. Mais l’action des hormones n’est pas proportionnelle à la dose injectée. Par exemple, une faible dose d’une certaine hormone peut avoir une action stimulatrice alors qu’une dose importante de cette même hormone peut être inhibitrice. Mais les industriels et les agences restent sur leur dicton “La dose fait le poison” et ne veulent pas tester de produits à très faibles doses.

 

 

 



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commentaires

sytrus 29/06/2011 13:34


Le même phénomène d'omerta médiatique est en train de se produire pour les chemstrails dans le monde entier... Il est tant de créer de réelles commissions indépendantes qui auront comme objectif de
préserver une société équitable, fiable, écologique et saine, et non pas l'apât du gain et du pouvoir...


anonymus 25/03/2011 16:11


Comment les produits chimiques qui contaminent notre chaîne alimentaire sont-ils testés, évalués, puis réglementés ?

Question claire et embarrassante de l'empoisonnement du XXI éme siècle.
Ouvrez les yeux...


marie 25/03/2011 00:49


Elle montre aussi par une étude scientifique qu’il existe des substances naturelles anti-cancer qui peuvent être utilisé pour prévenir ces maladies. et ça c'est vraiment génial!!


Pierre 25/03/2011 00:48


Merci pour cet article!

Il est vrai que Robin fait un travail extraordinnaire pour mettre sous la lumière des choses que bon nombre d'industrie voudraient voir rester enterrer sous terre comme un secret d'oligarche
évitant la révolution.
et oui, ce documentaire est très bien fait, très clair. Quand on le voit, on se dit que toutes ces “organismes” et autres institutions soit disant garants de notre santé sont tout à fait
corrompues. Pour rester dans l’actualité, on se dit que tous ces experts et autres pros du nucléaire qui soutiennent qu’en France, nous ne craignons pas de connaître d’accident similaire à ce qui
se produit dans les centrales japonaises, on est en droit de douter de ces “bonnes paroles”. Pour ma part, j’ai plutôt le sentiment que toutes ces interventions sont destinées à éviter que la
contestation ne monte vis-à-vis de cette industrie dangereuse plutôt qu’à nous informer sur la réalité de la situation en cours au Japon.


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