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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 12:38

L'opération menée hier par la justice américaine suite au projet SOPA contre le piratage a conduit à la fermeture des sites Megaupload et Megavideo et à l'arrestation de plusieurs de leurs dirigeants.

Megaupload fermé par le FBI

 L'opération menée hier par la justice américaine contre le piratage a conduit à la fermeture des sites Megaupload et Megavideo et à l'arrestation de plusieurs de leurs dirigeants. La cyber-riposte menée par Anonymous ne s'est pas fait attendre.

 

Ne cherchez pas à vous connecter aux sites de partage de fichiers Megaupload et Megavideo, ils sont inaccessibles depuis hier soir. Et pour cause? Ils ont tout simplement été fermés par le FBI et les autorités américaines au cours d'une opération de grande envergure qui a également conduit à l'inculpation de sept personnes et l'arrestation de quatre d'entre-elles en Nouvelle Zélande. Parmi les suspects arrêtés figure Kim Schmitz (alias Kim Dotcom), le fondateur de Megaupload et Megavideo.

Ouverte dans l'état de Virginie, l'information judiciaire ayant conduit à ces résultats fait encourir jusqu'à 50 ans de prison aux personnes visées, pour des charges aussi variées que racket, piratage, blanchiment d'argent et violation de copyright. Megaupload est qualifié « d'entreprise criminelle organisée internationale responsable du piratage en ligne massif d'une grande variété de contenus protégés » (Pendant que les vrais criminels au pouvoir, aux, sont assis sur la démocratie, asservissant les citoyens à l'ordre marchand).
Dans la seconde qui suivait, dans un communiqué transmis à l'AFP, notre pantin hobbit, le président de la république Nicolas Sarkozy se félicitait d'une telle initiative, s'attachant à vouloir raser ces cyber activistes de la toile afin de mieux gouverner, seul problème, le Karcher est pour le moins inutile sur internet...

Pendant ce temps là, la riposte ne se faisait pas attendre : les sites du FBI, du ministère de la justice américain, de la RIAA, de la MPAA, de Warner, d'Universal et même de la Hadopi en France étaient rendus inaccessibles à leur tour par des groupes de hackers menés par les Anonymous. Ce qui ne ressemblait pas à un baroud d'honneur mais plutôt à une déclaration de guerre.  

Gageons qu'ils manqueront moins aux internautes que Megaupload!

 

Conséquences : 18 sites web du réseau Mega dont les célèbres Megaupload et Megavideo ne sont plus accessibles. Le FBI a procédé à une saisie des noms de domaine et des serveurs afin d’empêcher les internautes d’y accéder. Les autorités américaines reprochent à ces sites de ne pas respecter le droit d’auteur et de violer les lois sur le copyright.

Dans le même temps le FBI a annoncé la mise en examen de sept personnes. Kim Schmitz (alias Kim Dotcom), le fondateur du réseau Mega, ainsi que d’autres membres du site ont été arrêtés en Nouvelle-Zélande. Les autres inculpés seraient en fuite. Accusés entre autres «d'infraction aux droits d'auteur» et de «blanchiment d'argent», ils risquent jusqu’à 20 ans de prison. Dans la foulée le FBI a saisi 50 millions de dollars qui appartiendraient aux administrateurs de Megaupload.

Anonymous riposte

Le collectif s’en est pris à de nombreux sites, inaccessibles ou fortement ralentis pendant plusieurs heures dans la nuit de jeudi à vendredi…
Dernière info (3h00): La plupart des sites (FBI, département de la Justice, Universal Music, MPAA et RIAA) sont de retour en ligne.

 

Tango Down! Le collectif Anonymous n’a pas mis longtemps à réagir à l’annonce de la fermeture du site de téléchargement Megaupload par le FBI. Dans les minutes qui ont suivi, ses membres ont lancé l’opération #OpMegaUpload, jeudi soir. 

Les sites d’Universal Music, de la justice américaine et de l’industrie US du disque (RIAA) et du cinéma (MPAA) et d’hadopi.fr sont restés inaccessibles ou très ralentis, noyés sous les requêtes de connexions, pendant plusieurs heures.


Selon Anonymous, plus de 5.000 internautes ont participé à l’opération grâce au logiciel LOIC, qui permet de mettre à disposition sa machine pour mener automatiquement des attaques en déni de service –une activité illégale. Selon CNN, l’attaque contre la site du département de la Justice a mobilisé 27.000 ordinateurs (certains peuvent sans le savoir être infectés par un ver et faire partie d’un «botnet», un réseau de machines zombies contrôlé par un hacker).

 

Anonymous n’en est pas à son coup d’essai. Lors de la condamnation du site Pirate Bay, en 2009, ils avaient déjà pris pour cible les sites des ayants droits de la musique et du cinéma. L’an dernier, ils avaient, en compagnie des agitateurs de LulzSec, attaqué les sites de Mastercard, Visa et Paypal en soutien à WikiLeaks, dont les comptes avaient été gelés.

Plusieurs internautes ont ensuite été arrêtés par les autorités, notamment en Espagne, aux Pays-Bas et aux Etats-Unis. L’été dernier, le numéro 2 présumé de LulzSec, Topiary, a été arrêté aux îles Shetlands. Le leader, Sabu, continue en revanche d’échapper aux forces de l’ordre.Anonymous avertit d’ailleurs ses membres sur Twitter, lâchant: «Rappelez-vous, utiliser LOIC, c’est comme le sexe, il faut une protection».

 

Il apparaît relativement simple de trouver les adresses IP des sites visés et ainsi de vous éprendre d'une volonté forte de vengeance contre l'oligarchie mondiale totalitaire qui sévit à travers internet.

Mais, si l'envie vous vient de rentrer dans cette guerre qui se déroule en ce moment et qui vise notre dernière source de liberté, il faut que vous sachiez avant, que vous devez vous prendre toutes les mesures possible à votre anonymat...  

Tenez le vous pour dit...

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Published by Léthé - dans Anonymous
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commentaires

otpi 22/01/2012 14:37

Heureusement qu'il y a des groupes comme Anonymous pour tenter de creer un contre-pouvoir pour éviter la dictature!

Je comprends que l'on veuille protéger les oeuvres qui sont encore l'exclusivité des maisons de disques, des majors du film,etc... mais je m'insurge contre la volonté de protéger tout ce qui est
déjà passé sur les chaines gratuites.

En effet, on aurait le droit, pour notre usage personnel bien sûr, d'enregistrer un film qui passe à 20h45, mais on n'aurait pas le droit de le télécharger? De même qu'on aurait le droit
d'enregistrer des chansons à la radio, mais pas de les télécharger?

Je propose une alternative. Qu'on puisse télécharger gratuitementde la qualité dégradée, et qu'on laisse le HD et le Hi-Fi pour les sites payants. Ca me semblerait plus logique.

La Libre dépêche


 indiscret, bavard, le Cancanier  ce site, libre où vous pourrez piocher l'information, celle là même que l'on essaye souvent de vous cacher ou de vous interpréter.