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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 16:30
Le Traité de Lisbonne

 


Le grand projet des patrons, des banquiers  des multinationales et des politiques.

Lancé après la guerre, avec la Ceca et l' Euratom, dans le sillage du " ricanisme", du plan Marshall, du réarmement allemand, de la création de l' Otan, de l' anti-communisme rabique et de la Guerre froide, l' Europe est de plus en plus à droite, voire à l' extrême-droite, bureaucratique, technocratique et anti-démocratique, gérée par des élus pratiquement incontrôlés car trop éloignés des électeurs. Sa construction n' est que capitaliste engendrant la concurrence forcenée, l' anarchie économique et le gaspillage, le chômage, les délocalisations d' entreprises, la privatisation de nos services publics, l' impérialisme, le contrôle et la répression des organisations revendicatives des travailleurs, les restrictions, la vie de plus en plus chère.

L'Europe impose aujourd'hui ses règles absolues au-dessus de l' indépendance et la souverainté des peuples, de leurs propres lois et Constitutions nationales.

 

Avec le recul des ans, on perçoit mieux le véritable objectif de la libéralisation des Services Publics lancée par le traité de Maastricht en 1992 : favoriser la mainmise des groupes privés sur des secteurs dont ils étaient jusque là absents, pour leur offrir de nouvelles opportunités de profit.

Le traité de Lisbonne, de son origine à son processus de ratification, incarne le mépris de N. Sarkozy et de ses pairs européens pour la démocratie et les choix souverains des peuples.

Surtout il souligne l'influence des lobbies financiers et des groupes de banksters sur notre société.

En effet, ce traité est le petit frère jumeau du Traité Constitutionnel rejeté par voie référendaire en 2005 par les peuples français et hollandais. L’expression « concurrence libre et non faussée » y a été remplacée par « économie de marché ouverte où la concurrence est libre » : cherchez la différence !
Il devait être ratifié dans tous les pays, sans aucune consultation populaire à l’exception de l’Irlande en raison de sa constitution. Or, les Irlandais avaient eu l’outrecuidance de voter NON !

(Pour combien de temps....)

D’inspiration ultralibérale, le traité de Lisbonne renferme en lui tous les éléments qui ont conduit à la crise actuelle du capitalisme. Il porte en effet un mode de développement centré sur les exigences des détenteurs de capitaux (la rentabilité et le tout-marché), au détriment des besoins sociaux et du progrès pour tous.

Après le «oui» irlandais, (tout ce qui justifiait le rejet du Traité de Lisbonne), qui n’était qu’un copier-coller du Traité établissant une Constitution pour l’Europe (TCE) va devenir réalité. Les millions de femmes et d’hommes qui ont dit « non » à une Europe des inégalités vont, dans un contexte aggravé par la crise du capitalisme, devoir maintenant en subir les effets.

Il n’est pas inutile de rappeler ce qui attend celles et ceux qui ne vivent que de leur travail – quand ils en ont. Il n’est pas non plus inutile de garder en mémoire l’appui qu’ont apporté à ce traité, aux côtés de la droite, les socialistes et les Verts.

 

Une Union européenne différente naît ce 1er décembre à Lisbonne:


C'est aujourdh'ui Mardi 1er décembre qu'entre formellement en vigueur le traité de Lisbonne, "qui va régir la vie des institutions communautaires pour de longues années...".

 


Petite explication du traité:

 

"  Laïcité

« L'héritage religieux » est défini comme la « source de la démocratie, de l*fÉtat de droit et des libertés fondamentales » ; l’Union européenne (UE) reconnaît les Églises, mais pas la laïcité (le mot et la chose sont absent des textes). L’Europe des Lumières s’obscurcit dangereusement. Les droits des femmes à peine conquis sont directement menacés. Le Vatican triomphe.


Démocratie

Si quelques dispositions renforcent le poids du Parlement européen, il reste largement un Parlement croupion : il n’est pas l’unique législateur et ses pouvoirs de contrôle sont limités (pas de séparation des pouvoirs) ; il ne peut pas proposer ses propres textes. Le monopole de l’initiative reste à la toute puissante Commission européenne qui peut s’opposer aux attentes du Parlement et du Conseil des ministres, tous deux pourtant issus du suffrage universel. Le citoyen peut changer, par le suffrage universel, son maire, son député, son gouvernement, mais il est totalement impuissant face à une Commission européenne qui n’est pas comptable de ses actes. Le traité ne modifie pas le caractère opaque de la Commission européenne plus que jamais aux ordres des lobbies de la finance et du business. ( avec le premier président de l’UE, Herman Van Rompuy, poussé par le groupe bilderberg, nous ne sommes pas sauvés.Il déclarait lors de son élection :

« 2009 est aussi la première année de la gouvernance mondiale, avec la création du G20 en plein milieu de la crise financière mondiale. Le conférence sur le climat à Copenhague est un autre pas fait vers une gouvernance mondiale de notre planète ».)

Le traité consacre un défaut de démocratie qui, lorsqu’il se constate ailleurs, provoque les condamnations indignées de l’Union européenne.


Droits sociaux fondamentaux.

La Charte des droits fondamentaux traduit un terrible recul par rapport à la Déclaration universelle des droits de l’homme, au Pacte international relatif aux droits économiques sociaux et culturels et au Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Il est en recul par rapport à la Charte sociale de Turin de 1961. Ni le droit à la santé, ni le droit au logement, ni le droit à un revenu minimum à une pension de retraite, à une allocation de chômage ni le droit à l’accès à un certain nombre de services (transports, poste, etc.), ni le droit à la sécurité sociale et à l’aide sociale, ne sont formellement garantis dans ce texte. Pire, ces droits, lorsqu’ils sont mis en œuvre dans certains États membres, sont désormais directement menacés.


Néolibéralisme des politiques européennes.

La disparition de la formule « concurrence libre et non faussée » ne change rien. Un article du traité rappelle le primat d’une « économie de marché ouverte où la concurrence est libre » et un protocole (même valeur que le traité) indique que « le marché intérieur comprend un système garantissant que la concurrence n*fest pas faussée ». La seule politique de l’UE, c’est de mettre en concurrence toutes les activités humaines. Angela Merkel l’a confirmé : en ce qui concerne le libéralisme des politiques, « rien ne va changer ». Ce texte rend impossible toute espoir d’Europe sociale.


Services publics.

L’UE ne protège pas les services publics. Ils sont soumis aux règles de la concurrence. En fait, « la liberté d'établissement et la liberté de circulation des personnes, des biens, des capitaux et des services continuent de revêtir une importance capitale ». Le Traité de Lisbonne soumet comme jamais les services culturels, d’enseignement, de santé et sociaux à la logique du marché.


Mondialisation néolibérale:

Le texte renforce le poids des accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Il renforce les pouvoirs de la Commission européenne pour négocier à l’OMC. Les pouvoirs du Comité 133 sont renforcés. Son opacité demeure. La mise en œuvre de l’Accord général sur le commerce des services (AGCS), dont l’objectif ultime est la privatisation de toutes les activités de services – nationales, régionales ou municipales – en sera facilitée.


Subordination de la majorité des 27 États à l’Otan:

Le traité décide l’adhésion de l’UE à l’Otan, une organisation qui n’est pas européenne et dont la direction se trouve à Washington. « L'Otan reste, pour les États qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l'instance de sa mise en œuvre. » Les États se sont engagés à augmenter leur capacité militaire. Le traité met en place une Europe militaire, auxiliaire des gendarmes du monde.                 

                                                                                                                             Raoul Marc Jennar "

 

 

 

 


« L'Europe européenne fonctionne comme un leurre dissimulant
l'Europe euro-américaine qui se profile » 

Pierre Bourdieu

 

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commentaires

al3 19/01/2010 02:19


Le traité de Lisbonne n'est que la mise à l'écrit d'un projet marchand déjà établit.
Il s'agit là de tout uniformiser, et nous nous enfonçons encore un peu plus dans l'antre du capitalisme anti-social.

Réveille nous t'attendons


Brissot 04/12/2009 10:56


traité de Lisbonne = mise en place du processus de gouvernement mondiale?


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