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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 03:01

 

Le groupe Bilderberg 2010 se tiendra en Espagne a à peine plus de 30 km de Barcelone, du 3 au 6 Juin.

 

  htel


Les chasseurs de Bilderberg avaient eu raison d’avoir prédit que la réunion de cette année aurait lieu en Europe occidentale, mais ils s’étaient trompés dans l'identification du Royaume-Uni comme l’emplacement le plus probable. La conférence de 2010 aura lieu dans une station balnéaire appelée Sitges, qui est située à environ 20 miles de Barcelone.

Les Bilderberg ont à présent été absents du
Royaume-Uni pendant la plus longue période de leur histoire. Même si les Bilderberg choisissent le Royaume-Uni comme destination en 2011, 13 années se seront écoulées depuis leur conférence de 1998 en Ecosse, le plus long écart entre les conférences s’étant déroulées au Royaume-Uni depuis la création du groupe en 1954.

Comme nous l'avons souligné hier, la décision du groupe Bilderberg d’éviter le Royaume-Uni est sans doute liée à la sensibilisation accrue (des gens) concernant ce groupe et à la prévision qu'ils recevraient une attention non désirée de la part de la presse ainsi que des manifestations de taille, s’ils (les Bilderbergers) tenaient la réunion dans les îles britanniques.


Ils disposeront comme l’an dernier en Grèce, de forces colossales, armée, gardes, agents de sécurité, police…pour maintenir un verrou qui empêchera entre autres, tout journaliste d’accomplir son travail. L’hôtel apparaît être bien isolé et distant des zones touristiques, ce qui le rend parfait pour les participants.

Cependant, le Groupe Bilderberg est connu pour laisser circuler de fausses informations, donc l’information sur l’emplacement exact peu changer à tout moment. Jim Tucker ou Daniel Estulin localise l’emplacement précis grâce à leurs sources intérieures, qui ont prouvées être généralement exactes, mais la méfiance est toujours de mise. Il y a 2 ans, Jim Tucker avait été mené sur une fausse piste.

 

COMMENT FAIRE ECHOUER CE MEETING ? QUELLES ASSOCIATIONS VALABLES ALERTER ? COMMENT AVERTIR LE PEUPLE ? ET SURTOUT, COMMENT INTERROMPRE CETTE RONDE INFERNALE, LIBERTICIDE ET TOTALITAIRE DES CRAPULES MONDIALISTES ??

La réponse , prochainement...

 

Nous y apprenons également la date de la réunion de la Commission trilatérale (du 6 au 10 mai 2010, en Irlande, à Dublin).
Ces 2 meetings de ces 2 organes , des deux plus gros think tanks se succèderont, et possèdent un programme commun (jusqu’à un certain point, en tout cas).
Voilà donc 2 conférences qu’il faudra contrer, et où l’opposition populaire sera la bienvenue !

 

On s’y aperçoit que, bien que l’opposition soit encore trop faible, (on n’a encore jamais vu d’insurrection populaire contre ces dictateurs mondiaux et qui permette de submerger le dispositif totalitaire et policier ainsi que d’interrompre la réunion  , l’information concernant ces conférences et la prise de conscience du public ont grandi. 

 

 

Un espoir dans la lutte...

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 23:50
La fondation Bertelsmann
(vidéo explicative en fin d'article)

Après La marche irrésistible du nouvel ordre mondial, Pierre Hillard publiait il y a six mois son dernier livre , La fondaion Bertelsmnann et la "gouvernance mondiale".

"Lorsqu’on parle d’un  » think tank « , on pense tout de suite à une institution américaine. On ignore souvent la puissance de la fondation Bertelsmann et sa capacité d’influence sur les politiques définies au sein de la communauté euroatlantique.Adossée à la grande entreprise du secteur de l’édition et des médias.
Forte de plus de 300 collaborateurs, la Fondation est capable d’intervenir sur tous les grands sujets qui intéressent les acteurs de la mondialisation, créer les contours d’une "gouvernante mondiale" .
Alors même que la Fondation a largement contribué au consensus transatlantique des trente dernières années, la crise actuelle sert à la Fondation à rebondir : jamais, plaide-t-elle, on n’avait eu autant besoin de cadres globaux pour la communauté internationale. Cette enquête, remarquablement documentée, éclaire bien des décisions politiques des années récentes.
"

Détenant médias, banques, partis politiques, et institutions exécutives, il est évident de trouver ce paysage inquiétant.


gouvernance"La Fondation Bertelsmann
évoque peu de choses auprès des Français.
Nous serions même tentés de dire que cela n’évoque rien du tout. Pourtant, le lecteur doit prendre conscience que les grandes décisions sont toujours conçues par une minorité.
Le peuple prétendu souverain n’a aucune prise sur l’évolution interne et externe du pays.
Le choix qu’il porte sur tel ou tel candidat du système ne change rien à la donne parce que ce dernier est, en fin de compte, le produit de l’oligarchie.
Parvenu au pouvoir, le « poulain » issu de la matrice financière se voit servir tout frais une série de rapports et de documents qui conditionnent sa politique dans tous les domaines.
Ceci est patent dans le cas de la Fondation Bertelsmann."

 


Le marché euro-américain

Les travaux pilotés par la Fondation Bertelsmann vont très loin.

En effet, ses dirigeants poussent à la création d’un véritable bloc économique, un « G-2 » euro-américain encore plus structuré que le G-7 (ou G-8 en incluant la Russie) regroupant les plus grandes puissances industrielles.

Comme le souligne Werner Weidenfeld : « Les données économiques parlent d’elles-mêmes. Plus de 50 % des revenus des compagnies américaines dérivent du marché européen. L’Europe reste le partenaire le plus important du monde américain des affaires» .

Cette volonté de favoriser ce bloc économique euro-américain est le moyen d’assurer la

stabilité économique mondiale domination économique mondiale.

Bien évidemment, c’est aussi une manière d’assurer une prééminence sur des pays émergent, en premier lieu, la Chine. Par conséquent, le groupe « Economie, commerce et finances » préconise l’institutionnalisation d’un véritable outil, le « Trade G-2 » .

Ces directives émanant de ces différents experts et lobbies financiers organisés dans le cadre des séminaires organisés par la Fondation Bertelsmann ont pris forme durant le 1er semestre 2007 lors de la présidence allemande de l’Union européenne.

bertelsmann media ramificationsEn effet, il a été décidé de créer en avril 2007 le « Conseil économique transatlantique » (le CET, Transatlantic Economic Council, TEC) lors du sommet Union européenne-États-Unis à Washington afin de renforcer l’intégration économique transatlantique.

Le CET qui est la transcription du Trade G-2 (« commerce G-2 ») issu des délibérations de la Fondation Bertelsmann a ouvert sa première séance le 9 novembre 2007.

Co-piloté par le vice-président de la Commission européenne, Günter Verheugen lié à Bertelsmann, et Allan Hubbard, directeur du Conseil économique national, les discussions du CET ont porté sur « les possibilités de réduire les obstacles au commerce et aux investissements transatlantiques » en écrasant toute résistance.

Avec la création de la monnaie unique européenne, le dollar côtoie une unité monétaire représentant un pôle économique important. C’est pourquoi, les intervenants invitent fortement les dirigeants des deux économies à s’entendre pour permettre la création d’une " arène monétaire" : " Plus fondamentalement, les États-Unis et l’Union européenne sont non seulement les deux super puissances économiques mais aussi les représentants des deux principales monnaies mondiales."

L'arène monétaire, confirmerait la place de cette nouvelle puissance, lui donnant ainsi une omnipotence quant à la gouvernance des sociétés.

 

La gouvernance mondiale


La Réserve fédérale et la Banque centrale européenne qui sont toutes les deux aux mains des thinks tanks de l'élite gouvernante, rendues totalement ingérables et indépendantes de leurs gouvernements respectifs, constituent l'outil économique de cette gouvernance mondiale.

1993-1994, le Traité de Maastricht a imposé les règles économiques et financières et a fixé les prémisses de la monnaie unique et de la prétendue « harmonisation » des polices (meilleure répression) , des codes juridiques, des programmes scolaires, culturels, sanitaires, etc. ; en 1995 a été signé le Nouvel agenda transatlantique (NAT) aux fins de former un bloc unique entre l’Union européenne et les Etats-Unis au niveau politique, économique et militaire, financé par d’importantes multinationales américaines et européennes telles que Michelin, Boeing, IBM, Microsift, la Deutsche Bank et bien d’autres. D’après les recommandations émanant précisément ces jours-ci du Parlement européen, le marché transatlantique unifié devrait commencer à fonctionner à partir de 2015.


Il est fort aise de comprendre la volonté forte de maintenir une position dominatrice sur le monde économique, et de rester maître dans les décisions globales.

Bien au delà, cette élite oligarchique s'octroie de manière progressive les pleins pouvoirs, empêchant toujours un peu plus un retour en arrière, et une prise de conscience par la population de la présente société embrigadante.

Cette mainmise généralisée de toutes les institutions économiques et exécutives, permet à cette élite gouvernante de garder un contrôle sans faille sur les populations.

Ce nouvel ordre mondial que certains osent encore railler, est en pleine expansion.

L'oligarchie omnipotente qui nous dirige, use de tous les moyens malsains pour arriver à ses fins.

Il est temps d'ouvrir les yeux.

 


Pierre Hillard décrit la fondation Bertelsmann:

 


La Fondation Bertelsmann expliquée par Pierre Hillard-part1

 

 

 

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 15:38
Groupe occulte? Une fumeuse théorie du complot?

Ou encore une vérité cachée parmi toutes celles omises (peut-être volontairement par les médias français et internationnaux) ?

(Là bien entendu de nombreuses personnes diront à nouveau que je suis un conspirationniste ou un fou partisan de la théorie du complot.)

Histoire :

Le groupe Skull and Bones est défini officiellement comme une société cachée de la majeure partie de la population, tenue disons "secrète" (même si ce mot en effrayent certains) dont l'origine remonte à 1830, impulsé par William Huntington Russell.
Elle est considérée comme la plus prestigieuse société secrète américaine.

Les Skull & Bones sont nés sur le campus de l’université de Yale. Un choix qui, selon la remarquable enquête de la journaliste de l’ Atlantic Monthly, Alexandra Robbins, ne doit rien au hasard.

 

Au début du XVIIIe siècle, l’ensemble des universités états-uniennes, qu’il s’agisse d’Harvard, Dartmouth, Williams, Bowdoin, Middlebury ou encore Amherst, ont été fondées par des Congrégationalistes. Mais ils subissent alors la concurrence des Presbytériens, ce qui incite le président d’Harvard, Increase Mather, à agir. En 1701, il quitte son poste et créée une nouvelle université, Yale.

La liste des membres du Skull and Bones fait apparaitre quasi systématique des noms des familles américaines les plus prestigieuses : Lord, Whitney, Taft, Jay, Bundy, Harriman, Weyerhaeuser, Pinchot, Rockefeller, Goodyear, Sloane, Stimson, Phelps, Perkins, Pillsbury, Kellogg, Vanderbilt, Bush, Lovett et ainsi de suite. Wikipedia présente le Skull and Bones comme étant le club de l’élite et de l'establishment.



Influences et activités

Le plus fascinant n’est pas ce qui se passe au sein de l’organisation, mais plutôt la cohérence de sa liste de membres, qui révèle le talent des membres de Skull and Bones pour constituer les élites de demain. Ainsi, tout président des États-Unis passé par Yale a été membre des Skull & Bones : il s’agit de William Howard Taft, de George H.W. Bush et de George W. Bush. De même on ne compte plus les personnalités membres de l’organisation qui ont occupé, par la suite, d’importantes fonctions dans le monde politique, diplomatique, médiatique, ou même du renseignement.

L’organisation dispose d’importantes connexions dans le milieu diplomatique, et notamment au sein du CFR (Coucil on Foreign Relations).Ainsi, Henry Stimson, secrétaire à la Guerre de Franklin Delano Roosevelt, l’ambassadeur des États-Unis en Union soviétique, Averell Harriman, ou J. Richardson Dilworth.

Des membres de Skull & Bones ont également joué un certain rôle dans l’univers des médias. Henry Luce et Briton Haden, tous deux membres de l’organisation depuis 1920, auraient notamment eu l’idée de créer le journal Time lors d’une réunion à « la Tombe ». Averell Harriman, de son côté, a fondé le journal Today qui fusionna en 1937 avec une autre revue pour devenir Newsweek.

Les connexions au sein de la CIA sont particulièrement impressionnantes : William F. Buckey, membre ultra-conservateur de l’Agence et propagandiste réputé, a été membre de l’association, tout comme son frère, James Buckley, sous-secrétaire d’État à la Sécurité, aux sciences et aux technologies, dans le gouvernement de Ronald Reagan, un poste où il supervisait l’octroi de l’aide militaire états-unienne à destination des régimes de droite. Hugh Cunningham (Bones 1934) a lui aussi accompli une longue carrière dans les services états-uniens, de 1947 à 1973. C’est également le cas de William Bundy, Bonesman de la promotion 1939, et de Dino Pionzio (Bones 1950), chef de station de la CIA à Santiago en 1970, où il s’employa à déstabiliser le régime de Salvador Allende.

Le fait que l’organisation serve de moyen de reproduction à l’élite économique et politique du pays lui a assuré une bienveillance inhabituelle des autorités.
Il est vrai que plusieurs directeurs de la CIA ont été membres de la Skull and Bones.


 En plus des services secrets,des journaux le groupe skull and bones a aussi beaucoup investi dans la politique.
Tout au long de leur vie, les membres se soutiennent et s’entraident face aux velléités démocratiques d’une plèbe qu’ils abhorrent.
Anecdote:  Les deux candidats à l'avant dernière élection présidentielle, George W. Bush et John Kerry, loin d’être des adversaires, tous deux membres de Skull and Bones s’y côtoyaient en secret depuis trente-six ans.
Pourquoi alors deux partis différents ont-ils placé comme deux pions s'opposant, ces deux candidats appartenant en fait au même groupe?
Pour être sûr que ce groupe aura une influence sur la gouvernance aux Etats-unis?
Parceque toutes les élections sont courues d'avance?
OUI.

Par ses connexions avec le milieu des affaires, notamment le secteur bancaire, ces anciens potaches de l’université de Yale contrôlent la finance mondiale. Les Skull & Bones noyautent le Council on Foreign Relations, la Commission Trilatérale, la CIA, le bilderberg groupe, etc.


Lorsque l'on pose une question dérangeante: un coup de Tazer?



Liens avec le groupe Bilderberg:

 L'élite des skulls and bones sont souvent intimmement liés avec le groupe Bilderberg.

"En 2008 Il avait été annoncé que les sommités de Bilderberg et l’élitiste James A. Johnson sélectionneront le colistier du candidat démocrate Barack Obama pour l’élection de 2008 ; ils agiront ainsi potentiellement comme faiseurs de roi du futur président des Etats-Unis.
Cela contredit également toute hypothèse qu’une présidence d’Obama apporterait un changement au statu
quo selon lequel les Etats-Unis seraient dirigés par une élite non élue issue de multinationales et du
complexe militaro-industriel.

« L’ancien PDG de Fannie Mae, Jim Johnson, a été invité par le sénateur Barack Obama jeudi à commencer
la recherche d’un candidat viable pour la vice-présidence, » écrit le Trans World News.

Johnson avait également choisi John Edwards comme colistier de John Kerry en 2004 après qu’Edwards ait
impressionné les membres du groupe Bilderberg, Henry Kissinger et David Rockefeller, avec un discours qu’il
avait donné à la conférence du groupe en Italie cette année.

Ces informations mettent à mal l’idée selon laquelle Bilderberg ne serait qu’un café du commerce où aucune
décision ne serait prise. En réalité, ce groupe est en train de forger une partie des principales évolutions
de l’arène domestique et géopolitique de nos jours."




Le livre de référence d’Alexandra Robbins sur les Skull and Bones est disponible en français.
Skull & Bones : La vérité sur la secte des présidents des Etats-Unis
.
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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 16:30
Le Traité de Lisbonne

 


Le grand projet des patrons, des banquiers  des multinationales et des politiques.

Lancé après la guerre, avec la Ceca et l' Euratom, dans le sillage du " ricanisme", du plan Marshall, du réarmement allemand, de la création de l' Otan, de l' anti-communisme rabique et de la Guerre froide, l' Europe est de plus en plus à droite, voire à l' extrême-droite, bureaucratique, technocratique et anti-démocratique, gérée par des élus pratiquement incontrôlés car trop éloignés des électeurs. Sa construction n' est que capitaliste engendrant la concurrence forcenée, l' anarchie économique et le gaspillage, le chômage, les délocalisations d' entreprises, la privatisation de nos services publics, l' impérialisme, le contrôle et la répression des organisations revendicatives des travailleurs, les restrictions, la vie de plus en plus chère.

L'Europe impose aujourd'hui ses règles absolues au-dessus de l' indépendance et la souverainté des peuples, de leurs propres lois et Constitutions nationales.

 

Avec le recul des ans, on perçoit mieux le véritable objectif de la libéralisation des Services Publics lancée par le traité de Maastricht en 1992 : favoriser la mainmise des groupes privés sur des secteurs dont ils étaient jusque là absents, pour leur offrir de nouvelles opportunités de profit.

Le traité de Lisbonne, de son origine à son processus de ratification, incarne le mépris de N. Sarkozy et de ses pairs européens pour la démocratie et les choix souverains des peuples.

Surtout il souligne l'influence des lobbies financiers et des groupes de banksters sur notre société.

En effet, ce traité est le petit frère jumeau du Traité Constitutionnel rejeté par voie référendaire en 2005 par les peuples français et hollandais. L’expression « concurrence libre et non faussée » y a été remplacée par « économie de marché ouverte où la concurrence est libre » : cherchez la différence !
Il devait être ratifié dans tous les pays, sans aucune consultation populaire à l’exception de l’Irlande en raison de sa constitution. Or, les Irlandais avaient eu l’outrecuidance de voter NON !

(Pour combien de temps....)

D’inspiration ultralibérale, le traité de Lisbonne renferme en lui tous les éléments qui ont conduit à la crise actuelle du capitalisme. Il porte en effet un mode de développement centré sur les exigences des détenteurs de capitaux (la rentabilité et le tout-marché), au détriment des besoins sociaux et du progrès pour tous.

Après le «oui» irlandais, (tout ce qui justifiait le rejet du Traité de Lisbonne), qui n’était qu’un copier-coller du Traité établissant une Constitution pour l’Europe (TCE) va devenir réalité. Les millions de femmes et d’hommes qui ont dit « non » à une Europe des inégalités vont, dans un contexte aggravé par la crise du capitalisme, devoir maintenant en subir les effets.

Il n’est pas inutile de rappeler ce qui attend celles et ceux qui ne vivent que de leur travail – quand ils en ont. Il n’est pas non plus inutile de garder en mémoire l’appui qu’ont apporté à ce traité, aux côtés de la droite, les socialistes et les Verts.

 

Une Union européenne différente naît ce 1er décembre à Lisbonne:


C'est aujourdh'ui Mardi 1er décembre qu'entre formellement en vigueur le traité de Lisbonne, "qui va régir la vie des institutions communautaires pour de longues années...".

 


Petite explication du traité:

 

"  Laïcité

« L'héritage religieux » est défini comme la « source de la démocratie, de l*fÉtat de droit et des libertés fondamentales » ; l’Union européenne (UE) reconnaît les Églises, mais pas la laïcité (le mot et la chose sont absent des textes). L’Europe des Lumières s’obscurcit dangereusement. Les droits des femmes à peine conquis sont directement menacés. Le Vatican triomphe.


Démocratie

Si quelques dispositions renforcent le poids du Parlement européen, il reste largement un Parlement croupion : il n’est pas l’unique législateur et ses pouvoirs de contrôle sont limités (pas de séparation des pouvoirs) ; il ne peut pas proposer ses propres textes. Le monopole de l’initiative reste à la toute puissante Commission européenne qui peut s’opposer aux attentes du Parlement et du Conseil des ministres, tous deux pourtant issus du suffrage universel. Le citoyen peut changer, par le suffrage universel, son maire, son député, son gouvernement, mais il est totalement impuissant face à une Commission européenne qui n’est pas comptable de ses actes. Le traité ne modifie pas le caractère opaque de la Commission européenne plus que jamais aux ordres des lobbies de la finance et du business. ( avec le premier président de l’UE, Herman Van Rompuy, poussé par le groupe bilderberg, nous ne sommes pas sauvés.Il déclarait lors de son élection :

« 2009 est aussi la première année de la gouvernance mondiale, avec la création du G20 en plein milieu de la crise financière mondiale. Le conférence sur le climat à Copenhague est un autre pas fait vers une gouvernance mondiale de notre planète ».)

Le traité consacre un défaut de démocratie qui, lorsqu’il se constate ailleurs, provoque les condamnations indignées de l’Union européenne.


Droits sociaux fondamentaux.

La Charte des droits fondamentaux traduit un terrible recul par rapport à la Déclaration universelle des droits de l’homme, au Pacte international relatif aux droits économiques sociaux et culturels et au Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Il est en recul par rapport à la Charte sociale de Turin de 1961. Ni le droit à la santé, ni le droit au logement, ni le droit à un revenu minimum à une pension de retraite, à une allocation de chômage ni le droit à l’accès à un certain nombre de services (transports, poste, etc.), ni le droit à la sécurité sociale et à l’aide sociale, ne sont formellement garantis dans ce texte. Pire, ces droits, lorsqu’ils sont mis en œuvre dans certains États membres, sont désormais directement menacés.


Néolibéralisme des politiques européennes.

La disparition de la formule « concurrence libre et non faussée » ne change rien. Un article du traité rappelle le primat d’une « économie de marché ouverte où la concurrence est libre » et un protocole (même valeur que le traité) indique que « le marché intérieur comprend un système garantissant que la concurrence n*fest pas faussée ». La seule politique de l’UE, c’est de mettre en concurrence toutes les activités humaines. Angela Merkel l’a confirmé : en ce qui concerne le libéralisme des politiques, « rien ne va changer ». Ce texte rend impossible toute espoir d’Europe sociale.


Services publics.

L’UE ne protège pas les services publics. Ils sont soumis aux règles de la concurrence. En fait, « la liberté d'établissement et la liberté de circulation des personnes, des biens, des capitaux et des services continuent de revêtir une importance capitale ». Le Traité de Lisbonne soumet comme jamais les services culturels, d’enseignement, de santé et sociaux à la logique du marché.


Mondialisation néolibérale:

Le texte renforce le poids des accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Il renforce les pouvoirs de la Commission européenne pour négocier à l’OMC. Les pouvoirs du Comité 133 sont renforcés. Son opacité demeure. La mise en œuvre de l’Accord général sur le commerce des services (AGCS), dont l’objectif ultime est la privatisation de toutes les activités de services – nationales, régionales ou municipales – en sera facilitée.


Subordination de la majorité des 27 États à l’Otan:

Le traité décide l’adhésion de l’UE à l’Otan, une organisation qui n’est pas européenne et dont la direction se trouve à Washington. « L'Otan reste, pour les États qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l'instance de sa mise en œuvre. » Les États se sont engagés à augmenter leur capacité militaire. Le traité met en place une Europe militaire, auxiliaire des gendarmes du monde.                 

                                                                                                                             Raoul Marc Jennar "

 

 

 

 


« L'Europe européenne fonctionne comme un leurre dissimulant
l'Europe euro-américaine qui se profile » 

Pierre Bourdieu

 

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 22:06

La présidence européenne : une élection préparée?



Rappelez vous de mon article sur "qui serait président", avant de connaître le résultat....
Pourquoi le résultat était-il si prévisible?


 


Un choix du fameux groupe d'influence, le groupe Bilderberg?

Balkenende, Miliband et Van Rampuy, trois candidats importants pour les présidentielles européennes, et l'on s'apercoit qu'ils fricotent tous les trois avec le groupe bilderberg.

Le premier ministre Belge, Herman Van Rompuy (chrétien démocrate), pressenti pour devenir le premier président de l’Union Européenne, a été présenter son programme devant le très "démocratique" (rire) groupe Bilderberg.

Comme au temps où les présidents du Conseil devaient faire valider leur programme par les actionnaires de la Banque de France, dans les années 30.

 

Retour en arrière et explications:

Meme si je vous ai déjà parlé plusieurs fois du groupe Bilderberg, il me paraît important ici de vous refaire un petit topo historique.

Le groupe Bilderberg est un groupe composé d'environ 150 personnes, dont un noyau de 60 personnes dîtes régulières ou du moins faisant partie du noyau "dur".

Depuis les années 50, une fois par an, tous se réunissent , et l'on peut alors identifier les pontes de certaines multinationales bien placées, comme BNP Paribas, Axa, Rothschild, Lafarge etc.

Mais aussi, de nombreux représentants politiques bien placés, tels que DSK, Etienne Davignon, Bernard Kouchner, Barroso, Pascal Lamy, et on a pu y croiser aussi Jean François Copé, Manuel Valls, Christine Lagarde, Xavier Bertrand ou Denis Olivennes plus récemment.

Les piliers de ce groupe d’influence, depuis l’origine, sont David Rockefeller et le prince Bernhard des pays bas, remplacé depuis par la reine Béatrix.

En France, les piliers qui viennent quasiment à toutes les réunions sont Thierry de Montbrial, le président de l’Institut Français des Relations Internationales, un think tank atlantiste, Nicolas Baverez, chroniqueur du Point… Mais des boîtes comme Axa (d’où vient Bertrand), Lafarge, la Société générale, Coca Cola, Lazard, ING, la banque Goldman Sachs, la Chase Manhattan Bank et bien d‘autres y sont systématiquement représentées.
 
Le Bilderberg est en connexion avec la Trilatérale, présidée par Rockefeller, et l’European Round Table, le lobby des multinationales présentes en Europe, ce qui augmente encore l’influence des ces réseaux de pouvoir.


Ce groupe a toujours été "oublié" par les médias.


 


Le vote sans hésitation:

 

Il y a quelques jours, Herman Van Rompuy a été convié à un diner avec les Bilderbergs , alors qu'il n'était encore qu'un candidat peu en vue pour la présidence de l'UE.

L'information de ce dîner avait curieusement fait le tour de la presse officielle Belge. Fait exceptionnel, car jusqu'à présent, les médias officiels de tous les pays, quand il s'agit du CFR ou des Bilderberg, gardent généralement un silence de mort, ou, au mieux tournent l'information au ridicule, nous présentant ces groupe d'élites comme des clubs privés de réflexion.

Dès le début de la séance spéciale du Conseil de l 'Europe pour choisir le premier Président Européen, les 27 se sont tout de suite aligné sur un même nom: celui du Premier Ministre Belge en poste, Herman Van Rompuy. Ceci n'est qu'une preube des instructions données en coulisse pour avoir une telle unanimité dés le début du vote.

 

Drôle d’impression après ce vote unique sans la moindre bataille, comme si tout était joué d'avance et le sentiment que surtout, rien ne va s’améliorer, bien au contraire.

En  conclusion, l'on se rend bien compte que les élites ont la main et ne veulent pas la perdre après 60 ans de travail pour en arriver là. 

 

La saga européenne continue à éloigner les décisions de la population, à quand le point de non-retour ?

 

 

 

 

Réveillez vous!!!!!!
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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 00:06

Le groupe bilderberg 

Qu'est-ce que c'est? Comment ça marche? Qui? Comment? C'est une blague? Encore une théorie farfelue du complot?Qui dirige vraiment notre monde?
 


Le groupe bilderberg, est sans doute le plus puissant des réseaux d'influence. Il rassemble des personnalités de tous les pays, leaders de la politique, de l'économie, de la finance, des médias, des responsables de l'armée ou des services secrets, ainsi que quelques scientifiques et universitaires.
Sa non-médiatisation a également entrainé des spéculations sur une éventuelle discipline médiatique totale de silence, qui violerait l'éthique journalistique.

Le Groupe de Bilderberg est un véritable gouvernement mondial occulte.

Au cours de ses réunions, des décisions stratégiques essentielles y sont prises, hors des institutions démocratiques où ces débats devraient normalement avoir lieu. Ces orientations conditionnent ensuite les décisions des institutions subalternes comme le G8 et le gouvernement des Etats.

 

 

Histoire:

 

La première réunion se serait tenue en mai 1954 à l'hôtel Bilderberg à  Oosterbeek (Pays Bas), d'où son nom. On compte parmi ses membres fondateurs le Prince Bernard des Pays-Bas, Denis Healey, Joseph Retinger, David Rockefeller , mais aussi Joseph Luns (ex-secrétaire général de l'OTAN).

Depuis 1954, les conférences Bilderberg réunissent chaque année dans le plus grand secret les représentants de l'élite politique, économique, financière et médiatique pour décider de la direction des marchés et de l'évolution des conflits, sans jamais rendre public le contenu de ses débats.

 

David Rockefeller est le principal fondateur du groupe Bilderberg, oui mais aussi de la Commission Trilatérale et du CFR (Council on Foreign Relations) . Celui-ci déclarait à Newsweek international, “quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire”(Rockefeller, 1999). Ce même personnage avait déclaré, huit ans plus tôt, devant la Commission Trilatérale : “la souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers est préférable au principe d’autodétermination des peuples” .

 

Le Bilderberg est en connexion avec la Trilatérale, présidée par Rockefeller, et l’European Round Table, le lobby des multinationales présentes en Europe, ce qui augmente encore l’influence des ces réseaux de pouvoir.


Que complotent les participants:

 

Ainsi, en dépit du secret dont le Bilderberg Group entoure ses réunions, celles-ci sont l'objet d'indiscrétions qui, confirmées par les évènements, ont permis de connaître les principaux sujets proposés aux délibérations des Bilderbergers.

 

 

 

 

 

 

Jacques Bordiot résume ainsi, dans son livre "Une main cachée dirige", les principaux sujets proposés au cours de ces dicrètes délibérations: 

- les problèmes financiers internationaux 

- la liberté d'émigration et d'immigration 

- la libre circulation des produits sans entraves douanières 

- l'union économique internationale 

- la constitution d'une force de police internationale avec suppression des armées nationales 

- la création d'un Parlement international 

- la limitation de la souveraineté de états déléguée à l'ONU ou à tout autre gouvernement supranational 

"Cest comme on le voit, le processus vers la constitution d'un Gouvernement mondial", conclut Jacques Bordiot. 

D'ailleurs, Paul Warburg, célèbre financier lié au CFR déclara le 17 Février 1950 devant les sénateurs américains: "Nous aurons un gouvernement mondial, que cela plaise ou non. La seule question est de savoir s'il sera créé par conquête ou par consentement". 

 

 

 

 

 

 


 

 


Actualités :

En 2009, La réunion s’est tenue du 14 au 17 mai à l’Astir Palace de Vouliagméni (station balnéaire proche d'Athènes.)
(Pour ceux qui voudraient la liste complète des participants, il suffit de le demander par mail).

Plusieurs livres très intéressant dont celui de Daniel Estulin relate de tous ces derniers événements.
Le film "Endgame"  très bien réalisé, et largement diffusé sur Daylimotion traite aussi de manière objective ce sujet.

 

 

 



Un journaliste Anglais:”Il faut à tout prix stopper le groupe Bilderberg “

source http://www.spreadthetruth.fr/wordpress27/?p=706#comment-81

Source: ThruthNews

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Charlie Skelton, journaliste pour le journal britannique The Guardian, et qui a commencé la couverture de l’évènement de la réunion des Bilderbergs dans une atmosphère détendue, est désormais averti du traitement épouvantable que la police et les agents secrets lui ont fait subir. Ce qu’il a subit n’est qu’un avant-goût de ce qui nous attend, si nous nous référons au programme du groupe Bilderberg, et plus précisément des cartes d’identités et micro puces sous cutanées destinées à être implanté sous la peau.

(Nous précisons que la carte d’identité n’existe pas au Royaume Uni. Mais un projet de loi récent vise à rendre obligatoire le port de la carte d’identité.)

Au début, la couverture de l’événement prenait la forme d’une satire, Charlie Skelton a quitté la Grèce hier, pétrifié jusqu’à l’os en raison de la manière dont il a été harcelé, détenu, par les autorités grecques pendant plusieurs jours, et ce pour avoir pris de simples photos de l’Hotel ou se trouvait les membres du groupe Bilderberg.

« Mon expérience durant ces derniers jours en Grèce m’a dégouté » « Nous devons nous battre, nous battre, nous battre, maintenant, tout de suite, de tout notre cœur, pour stopper le projet de carte d’identité »

« Je peux vous dire désormais que l’argument qui consiste à dire « Si je n’ai rien fait de mal, je n’ai donc rien à craindre des autorités» n’est que foutaise, plus que ça, c’est une connerie. »

« J’ai appris quelque chose durant ces fouilles, cette détention, que j’ai du subir à cause du groupe Bilderberg. J’ai passé la semaine à vivre un cauchemar. Durant cette semaine, j’ai eu un clair aperçu d’un monde ou la police règne en maitre sans gardes fous. Ça m’a terriblement meurtri »

Skelton ajoute que la carte d’identité fera de tout citoyen un suspect potentiel, et ce serait « la fin de toutes choses » précisant que des plans sont également en cours pour substituer la carte d’identité par une puce sous cutanée pour une plus grande efficacité et un suivi total de la population.

Durant la précédente réunion des Bilderberg à Washington en 2008, une source du journaliste d’investigation Jim Tucker lui a dit que le groupe Bilderberg était en discussion pour pucer les hommes à grande échelle. Ce plan serait présenté sous le prétexte de la lutte anti-terroriste. Les « gentils citoyens » seraient autorisées à voyager librement aussi longtemps que leur puces pourront être scannées et les informations stockées dans une base de données.

Charlie Skelton a mis en lumière le fait que les autorités grecques étaient en situation de force pour harceler et intimider les journalistes en raison du faible nombre présent à l’évènement.
Aujour’dhui, Charlie Skelton, appelle tous les journalistes citoyens à se rendre au prochain lieu du meeting du groupe Bilderberg en 2010.

« Si les grands noms de la presse refusent de couvrir cet événement annuel, c’est alors un devoir pour les journalistes citoyens que d’accomplir cette tache nécessaire : les médias du peuple. Trouvez vous une caméra ou un appareil un photo, et rejoignez nous pour le prochain rendez vous des bilderbergs en 2010. Aucune idée ou cette réunion se tiendra, mais habituellement, on le découvre quelque jours auparavant »

La réunion des Bilderberg a été une fois de plus marqué par un black out absolu de la part des médias alors que 150 des personnalités les plus importantes de la planète décidaient en secret de l’avenir de tout un chacun. Un sommet du G20 ou le Forum Economique Mondial aurait systématiquement fait l’objet de milliers de reportages dans les médias. Le Groupe Bilderberg en raison de son caractère secret devrait normalement attirer les journalistes à la recherche d’un scoop. Aucun des médias américain n’ont osé abordé le sujet.

Faites des pétitions, saisissez vos parlementaires afin qu’ils interrogent le gouvernement. Cela s’est produit il y a quelques jours au pays bas. Citant un article de Paul Joseph Watson(contributeur des sites d’alex jones), un membre du parlement néerlandais a saisi le parlement au sujet de l’implication du premier ministre néerlandais, le ministre néerlandais des affaires européennes, et la reine Beatrix au sein du groupe Bilderberg. Ce même parlementaire a demandé si la ratification du traité de Lisbonne a fait l’objet de discussions durant la réunion du Groupe Bilderberg et de rendre public tous les éléments figurants au programme, ainsi que l’ordre du jour

En France, il existe un mouvement de protestation contre les activités secrètes et nocives du Groupe Bilderberg. Ce mouvement est WeAreChangeParis http://www.wearechangeparis.com

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 20:29
Le groupe Bilderberg est une réalité, et l'on peut retraçer leurs actions depuis bien des décennies.

Ces 4 parties du film (reportage) d'Alex jones sont à prendre avec précautions, à analyser et à écouter, car il y a beaucoup de bonnes choses dans ce reportage, pour le peu poignant, surprenant et très bien expliqué.


Partie 1







Partie 2





Partie 3




Partie 4


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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 14:53

Le plan Bilderberg

 

 

 

Dans cet article fort intéressant, la pépite est incontestablement le changement d’attitude et l’incrédulité

croissante du journaliste du “Guardian”, habilité pour couvrir la réunion Bilderberg. Au début, comme tous les journalistes quand ils abordent les Bilderberg, il se la joue cynique et désabusé, “on ne me la fait pas à moi, je

ne suis pas comme ces conspirationistes paranos…”. Et puis, au fur et à mesure de la rencontre, il commen

ce à se rendre compte de choses bizarres, de contradictions entre le discours officiel et la réalité des contrôles et du secret dans lequel s’enveloppent ces “maitres du monde”. A la fin il en est tout retourné et prèche l’anti-Bilderberg avec un zèle de converti.

 

 

 

 

 

 

Un article de [Andrew Gavin Marshall  - Mondialisation.ca - 24 Juin 2009]

 

Du 14 au 17 mai l’élite mondiale a tenu une réunion secrète en Grèce dans le cadre de la conférence annuelle de Bilderberg sous l’attention éparse et restreinte des médias internationaux. Environ 130 des personnes les plus puissantes au monde se sont réunies afin de discuter des problèmes actuels urgents et de tracer une voie à suivre pour l’an prochain. Cette année, le principal sujet de discussion était la crise financière mondiale, ce qui n’est pas surprenant, si l’on considère que la liste des participants comprend bon nombre des premiers architectes de la crise ainsi que ceux étant sur le point de la « régler ».

L’objectif : la restructuration de l’économie politique mondiale

Avant le début de la rencontre, le journaliste d’enquête Daniel Estulin a fait un reportage sur le principal point à l’ordre du jour, que lui ont divulgué ses sources à l’interne. Bien que de tels reportages ne puissent être vérifiés, ses sources, ainsi que celles de Jim Tucker, traqueur vétéran du Groupe Bilderberg, ont fait preuve d’une extrême justesse par le passé. Il semblerait que le thème principal de la conférence cette année était d’aborder la crise économique de façon à entreprendre « une dépression prolongée et douloureuse condamnant le monde à des décennies de stagnation, de déclin et de pauvreté […] ou une dépression plus courte mais plus intense ouvrant la voie à un nouvel ordre économique mondial durable, offrant moins de souveraineté, mais plus efficient ». À l’ordre du jour figuraient d’autres sujets dont un plan pour « continuer à tromper des millions d’épargnants et d’investisseurs croyant au battage autour de la prétendue reprise économique. Ils sont sur le point de faire face à des pertes massives et à d’éprouvantes difficultés économiques dans les mois qui viennent ». Il y aura également « des pressions ultimes visant à promulguer le traité de Lisbonne, dépendant du vote irlandais en sa faveur en septembre ou en octobre [1] », ce qui donnerait à l’Union européenne d’énormes pouvoirs sur les pays membres en faisant d’elle un gouvernement régional supranational, reléguant chaque pays à un statut davantage provincial.

Peu après le début des réunions, le traqueur Jim Tucker signalait que ses sources à l’interne avaient révélé que le groupe a comme priorité « la planification d’un département mondial de la santé, d’une trésorerie mondiale et d’une courte dépression plutôt qu’un long déclin économique ». Tucker rapportait que Carl Bildt, ministre suédois des Affaires étrangères et ancien premier ministre, « a fait un discours encourageant la transformation de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en un département mondial de la santé, celle du Fonds monétaire international (FMI) en un département mondial du trésor, tous deux bien sûr sous les auspices des Nations Unies ». En outre, M. Tucker signalait que « le secrétaire au Trésor Geithner et Carl Bildt réclamaient une récession plus courte, non pas une récession de 10 ans […] en partie parce que cette dernière ferait du tort aux industriels du Groupe Bilderberg. Bien qu’ils désirent des départements mondiaux du travail et du trésor, ils font tout de même de l’argent et une longue récession de la sorte leur coûterait cher sur le plan industriel puisque personne n’achèterait leurs gadgets. […] Le penchant est pour une courte récession [2]. »

Daniel Estulin rapportait après les réunions que « selon lui, l’une des principales préoccupations du club Bilderberg est le danger que leur zèle à réformer le monde en engendrant le chaos afin d’implanter leurs objectifs à long terme ne mène à une situation hors de contrôle et qu’elle entraîne tôt ou tard un scénario où Bilderberg et l’élite mondiale en général sont dépassés par les événements et finissent par perdre leur contrôle sur la planète [3] ».

Le 21 mai, la Macedonian International News Agency affirmait qu’« un nouveau rapport du Kremlin sur l’obscur Groupe Bilderberg, qui tenait la semaine dernière sa rencontre annuelle en Grèce, mentionne que les membres de l’élite financière, politique et corporative de l’Occident ont émergé de leur conclave après être parvenus à l’entente selon laquelle il fallait ”complètement” détruire le dollar étatsunien s’ils voulaient continuer leur élan vers un nouvel ordre mondial dominé par les puissances occidentales ». De plus, ce même rapport non confirmé signalait que « lors d’une rencontre secrète à New York convoquée et présidée par David Rockefeller, la majorité des membres les plus riches de l’élite avaient convenu de conspirer l’effondrement du dollar étatsunien [4]. » Ce rapport, qui n’a pas été reconnu par d’autres sources médiatiques, doit être vérifié.


La réunion secrète des milliardaires

À la rencontre secrète dont il est question « une douzaine des personnes les plus riches au monde, invitées par Bill Gates et Warren Buffet, se sont rencontrées pour une réunion privée sans précédent pour discuter de dons d’argent ». La conférence se tenait à l’Université Rockefeller et comptait des philanthropes notoires tels Bill Gates, Warren Buffett, le maire de New York Michael Bloomberg, George Soros, Eli Broad, Oprah Winfrey, David Rockefeller Sr. et Ted Turner. Un des participants a déclaré qu’« elle n’était pas secrète [mais plutôt] censée être une réunion entre amis et collègues [et] dont les gens discutaient depuis longtemps. Bill et Warren espèrent le faire occasionnellement. Ils ont lancé une invitation et les gens sont venus ». L’éditrice de Chronicle of Philanthropy, Stacy Palmer, a déclaré : « Vu la gravité de la conjoncture économique, je ne crois pas qu’il soit surprenant que ces philanthropes se soient réunis. Il n’est pas typique qu’ils se rencontrent et se demandent des conseils », a-t-elle ajouté. Les trois hôtes de la rencontre étaient Bill Gates, Warren Buffett et David Rockefeller [5]. [Voir appendice 2 Bilderberg Connections to the Billionaire’s Meeting].

À la réunion, « les participants ont refusé catégoriquement de révéler le contenu de la discussion. Certains ont cité une entente visant à garder la rencontre confidentielle. Les porte-parole de MM. Buffett, Bloomberg, Gates, Rockefeller, Soros, de Mme Winfrey et d’autres ont scrupuleusement refusé de commenter, bien que quelques-uns aient confirmé leur présence [6]. » Des reportages indiquent qu’« ils ont discuté de la façon d’aborder la crise mondiale et d’élargir leurs activités charitables pendant le déclin [7]. »

Le journal The Times du Royaume-Uni rapportait que ces « éminents milliardaires se sont rencontrés en secret pour envisager la façon dont leur richesse pourrait être utilisée pour ralentir la croissance de la population mondiale [et qu’ils] avaient parlé de joindre leurs forces pour surmonter les obstacles politiques et religieux au changement ». Fait intéressant, « la séance informelle d’après-midi était si discrète que certains assistants de ces milliardaires se sont fait dire qu’ils assistaient à un “breffage sur la sécurité“ ». En outre, « on a alloué 15 minutes à chacun des milliardaires afin qu’ils présentent leur cause favorite. Pendant le dîner, ils ont discuté de la manière dont ils pourraient choisir une “cause d’ensemble“ pouvant servir leurs intérêts ». Ils ont par ailleurs « convenu que la surpopulation était une priorité ». Ultimement, « ils ont atteint un consensus selon lequel ils cautionneraient une stratégie où la croissance de la population serait taxée de potentielle menace environnementale, sociale et industrielle désastreuse [et qu’ils] doivent être indépendants des agences gouvernementales, lesquelles sont incapables de contrer le désastre imminent [qu’ils] voient tous ». Un des invités a déclaré qu’« ils désiraient discuter de riche à riche sans craindre que ce qu’ils disent se retrouve dans les journaux, les dépeignant comme un gouvernement mondial de rechange [8]. »

Un rapport a fuité

Daniel Estulin aurait reçu de ses sources au sein de Bilderberg un résumé de la réunion de 73 pages destiné aux participants et révélant de sérieux désaccords parmi ceux-ci. « Les partisans de la ligne dure sont favorables à un déclin dramatique et à une dépression courte et sévère, mais d’autres pensent que les choses sont allées trop loin et que les retombées du cataclysme économique mondial ne peuvent pas être calculées avec exactitude si le modèle de Henry Kissinger est choisi. » Richard Holbrooke est l’un d’eux, mais on ignore pour l’instant si sont point de vue est en fait celui d’Obama. » La vision du consensus était que la récession empirerait et que la reprise serait « relativement lente et prolongée » et de chercher ces termes dans la presse durant les semaines et les mois à venir.

M. Estulin rapportait « que face au spectre de leur propre mort financière, certains éminents banquiers européens sont extrêmement préoccupés et qualifiaient cet exercice de haute voltige d’« insoutenable », et affirmaient que les déficits budgétaire et commercial pourraient engendrer l’effondrement du dollar ». Un membre de Bilderberg a admis que « les banques mêmes ne savent pas quand [le fond sera atteint] ». Tous paraissaient s’entendre sur le fait que « le niveau de capital dont les banques étatsuniennes ont besoin pourrait être considérablement plus élevé que ce que le gouvernement états-unien a suggéré lors de ses récents tests de tension ». De plus, « quelqu’un du FMI a souligné que sa propre étude sur les récessions historiques suggère que les États-Unis ne sont rendus qu’au tiers de celle-ci. Par conséquent, les économies s’attendant à se rétablir grâce à la résurgence de la demande provenant des États-Unis devront attendre longtemps. » Un des participant à déclaré que « les pertes en capitaux propres en 2008 étaient pires que celles de 1929 [et que] la prochaine phase du déclin économique sera également pire que dans les années 1930, surtout parce que les États-Unis sont chargés d’une dette excessive d’environ 20 billions de dollars. L’idée d’un boom [économique] sain constitue un mirage jusqu’à ce que cette dette soit éliminée [9] ».

Selon Jim Tucker, le Groupe Bilderberg travail à la tenue d’un sommet en Israël du 8 au 11 juin, où « les experts internationaux en réglementation [pourront] aborder la situation économique actuelle dans un forum ». En ce qui a trait aux propositions de Carl Bildt concernant la création d’une trésorerie et d’un département de la santé mondiaux menés par les Nations Unies, le FMI deviendrait le Trésor mondial alors que l’Organisation mondiale de la Santé serait transformée en département mondial de la santé. M. Bildt a également réaffirmé que les « changements climatiques » serviraient de défi clé servant à la poursuite des objectifs de Bilderberg, faisant référence à la crise économique comme « une crise ne se produisant qu’une fois par génération alors que le réchauffement climatique est un défi qui n’arrive qu’une fois par millénaire ». Il a aussi prôné l’expansion de l’ALENA à travers l’hémisphère occidental dans le but de créer une Union américaine en utilisant l’UE comme « modèle d’intégration ».

Le FMI aurait envoyé un rapport au Groupe Bilderberg préconisant son ascension à titre de département mondial du Trésor et « le secrétaire étatsunien au Trésor Timothy Geithner a cautionné ce plan avec enthousiasme, bien qu’il n’ait eu aucune assurance qu’il en serait le dirigeant ». Geithner a ajouté qu’« [ils] espéraient pouvoir travailler avec l’Europe à un cadre mondial, à une infrastructure mondiale pouvant effectuer une surveillance mondiale [10] ».

Le plan Bilderberg en marche?

 

Réformer la Réserve fédérale

À la suite de la rencontre du Bilderberg, plusieurs participants renommés ont fait des annonces intéressantes, particulièrement concernant la réorganisation de la Réserve fédérale. Le 21 mai, on rapportait que le secrétaire au Trésor Tim Geithner « était vraisemblablement fort enclin à donner un rôle majeur à la Fed dans la future réglementation [et] il est entendu que celle-ci effectuerait certaines des tâches de la Securities and Exchange Commission (SEC) étatsunienne [11] ».

Mercredi le 20 mai, Geithner a parlé devant le Comité des banques du Sénat (Senate Banking Committee), où il a déclaré que« des signes importants montrent que notre système financier commence à se rétablir ». À propos de la réglementation du système financier, il a ajouté : « Nous devons nous assurer que les règles financières internationales et les standard élevés que nous implanterons aux États-Unis sont cohérents [12]. »

Un article de Bloomberg révélait ceci : « L’administration Obama pourrait demander qu’on retire à la SEC certains de ses pouvoirs dans le cadre d’une réorganisation réglementaire. La proposition, toujours à l’ébauche, donnera possiblement davantage d’autorité à la Fed pour superviser les institutions financières jugées trop grosses pour faire faillite. La Fed héritera peut-être de certaines fonctions de la SEC, les autres pourraient être assumées par d’autres agences. » Fait intéressant, « l’agence de Mary Schapiro, présidente de la SEC, a été absente durant la majeure partie des négociations sur la refonte réglementaire et elle s’est dite frustrée qu’on ne l’ait pas consultée ».

Par ailleurs, on rapportait que « le secrétaire au Trésor Geithner était prêt à discuter de propositions pour changer les règles financières hier soir à un dîner en compagnie du directeur du Conseil économique national, Lawrence Summers, de l’ancien président de la Fed Paul Volcker, [qui étaient tous deux à la conférence Bilderberg], de l’ancien président de la SEC Arthur Levitt et de la professeure de droit de l’Université Harvard, Elizabeth Warren, à la tête d’un groupe de vigilance parlementaire pour le Plan de sauvetage des actifs à risques (Troubled Asset Relief Program (TARP)) de 700 milliards de dollars [13] ». La Réserve fédérale est une banque centrale privée, détenue par ses actionnaires, qui sont les plus grandes banques formant chacune des Fed régionales (les plus grandes étant JP Morgan Chase et la Federal Reserve Bank of New York). En gros, ce plan donnerait à une banque privée, laquelle possède une autorité gouvernementale, la capacité de réglementer les banques qui la détiennent. Cela équivaut à prendre un colonel pour veiller sur un général à qui il est directement redevable. C’est confier au renard la garde du poulailler. Il s’agit littéralement d’octroyer la propriété de la réglementation financière aux banques qui subissent la réglementation.

Comme le mentionnait Market Watch, une publication en ligne du Wall Street Journal, « la Réserve fédérale, créée il y a presque 100 ans dans la foulée d’une panique financière, pourrait être transformée en une agence différente au moment où l’administration Obama réinvente la façon dont le gouvernement interagit avec le système financier ». Concernant la présence de Geithner au Sénat, on mentionnait qu’« [il] a été bombardé de questions sur les relations étroites qu’entretiennent les grandes banques et les banques régionales de la Fed. Avant que Geithner ne se joigne au gouvernement, il était président de la Fed de NewYork, une étrange institution hybride publique-privée, en fait détenue et dirigée par les banques. » En réponse, « Geithner a insisté sur le fait que les banques privées n’ont pas leur mot à dire sur les politiques de la Fed de New York, mais a reconnu que celles-ci en ont un lors de l’embauche du président, qui, lui, fait les politiques. Le président de la Fed de New York, Stephen Friedman, a été contraint de démissionner plus tôt ce mois-ci en raison d’apparence de conflits d’intérêt dus à ses avoirs importants chez Goldman Sachs [14] ».

Le FMI comme trésorerie mondiale

L’objectif de Bilderberg visant à créer un trésor mondial avait déjà été mis en oeuvre avant leur réunion, avec les décisions prises lors du sommet financier du G20 en avril. Si le G20 semblait vouloir créer cette trésorerie en en faisant plutôt une banque centrale mondiale, il est probable que le FMI puisse assumer les deux rôles.

Après la réunion du G20 au début d’avril 2009, on mentionnait que « le monde a fait un pas de plus vers une monnaie mondiale, financée par une banque centrale mondiale, dirigeant une politique monétaire pour toute l’humanité », puisque le communiqué publié par les leaders du G20 indiquait : « Nous nous sommes mis d’accord pour soutenir une allocation générale de DTS, lesquelles injecterons 250 milliards de dollars (170 milliards de livres) dans l’économie mondiale et augmenterons la liquidité. Les DTS sont des droits de tirage spéciaux, un papier monnaie synthétique émis par le Fonds monétaire International qui dormait depuis un demi siècle. » Au fond, « il mettent en jeu une monnaie mondiale de facto. Elle n’est contrôlée par aucune entité souveraine [15] ». [Voir annexe 2: Creating a Central Bank of the World]

À la suite de la réunion de Bilderberg, « le président Obama a demandé au Congrès d’autoriser 100 milliards de dollars en prêts au FMI pour aider à la création d’un fonds de sauvetage mondial de 500 milliards », ce qui donnerait à cette institution le privilège exclusif essentiel d’un trésor mondial fournissant de l’aide financière aux pays dans le besoin autour du globe. De plus, « le projet de loi permettrait au FMI d’emprunter jusqu’à 100 milliards de dollars des États-Unis et d’augmenter sa contribution fiscale à l’organisation de 8 milliards ». Plus en détail sur le programme, on a mentionné que « les leaders internationaux ont commencé à mettre en œuvre l’initiative d’aide financière mondiale appelé Nouveaux accords d’emprunts (NAE) au sommet du G20 en avril. Le président a accepté à ce moment là de mettre les fonds additionnels à disposition. » Obama a écrit : « Le secrétaire au Trésor Geithner a conclu que la taille des NAE est lamentablement inadéquate pour affronter la nature grave de la crise économique et financière que nous vivons et je suis d’accord avec lui [16] ».

En ce qui a trait à la décision du G20 d’accroître l’usage des DTS du FMI, créant une monnaie mondiale de facto, on rapportait que « l’Afrique subsaharienne recevra environ 10 milliards du FMI en DTS afin d’aider ses économies à surmonter la crise financière mondiale. Dans le cadre d’un accord de 1,1 billion de dollars conclu au sommet du G20 en avril et visant à lutter contre le déclin économique mondial, le FMI émettra l’équivalent de 250 milliards de DTS, qui pourront servir à augmenter les réserves de devises étrangères ».

Des reportages récents ont également indiqué que le rôle du FMI dans l’émission des DTS va de pair avec la discussion de Bilderberg sur l’effondrement du dollar étatsunien et que « le fait de transformer l’étalon dollar en système basé sur les DTS constituerait une rupture avec la politique en vigueur depuis plus de 60 ans ». On signalait également ceci : « Il existe deux façons de réduire le rôle du dollar dans le système monétaire international. Une des possibilités serait son érosion graduelle comme monnaie de réserve en fonction du marché et en faveur de l’euro. Toutefois, même si le rôle international de l’euro a augmenté depuis son inauguration, particulièrement dans les marchés financiers, il est difficile d’envisager qu’il surpasse le dollar comme monnaie de réserve dominante dans un avenir rapproché. » Cependant, « puisque qu’il est improbable que l’hégémonie du dollar soit minée par les forces du marché, du moins à court ou moyen terme, la seule façon de provoquer une réduction majeure de son rôle comme monnaie de réserve assez rapidement est au moyen d’un accord international ». C’est là où les DTS entrent en jeu puisque « une façon d’[en] faire rapidement la principale monnaie de réserve serait de créer et d’allouer aux membres du FMI d’énormes sommes de DTS [18] ». Fait intéressant, c’est exactement ce qui se produit actuellement en Afrique avec le FMI.

L’ancien directeur général du FMI Jacques de Larosière a récemment déclaré que la crise financière actuelle, « compte tenu de son envergure, offre une chance unique d’améliorer les institutions et il y a déjà un risque de la rater si les différents acteurs n’arrivent pas à s’entendre sur les changements avant que la croissance économique ne reprennent ». Il est maintenant conseiller pour BNP Paribas, une compagnie fortement représentée aux réunions de Bilderberg, et il a été à la tête du Trésor de la France lors de la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, un habitué du Groupe Bilderberg [19].


The Guardian couvre la rencontre de Bilderberg

Le journal britannique The Guardian a été le seul des grands quotidiens dominants à couvrir la réunion à chaque instant au cours de la fin de semaine. Les premières rubriques de Charlie Skelton étaient satiriques et légèrement railleuses, en faisant allusion à l’événement comme « un long weekend dans un hôtel de luxe, où les élites du monde peuvent se serrer la main, faire tinter leurs verres, mettre au point leurs projets mondiaux, se disputer à propos de celui qui possède la meilleure chaise longue. Je suppose que Henry Kissinger fait apporter la sienne par hélicoptère et la fait surveiller par une équipe d’opérations spéciales de la CIA [20] ». Mais au courant de la fin de semaine, le journaliste a changé de ton. La samedi il a déclaré : « Je sais que je me fais suivre. Je le sais car je viens de discuter avec le policier en civil que j’ai surpris en train de me filer. » Il a aussi été arrêté à deux reprises la première journée des réunions pour avoir tenté de prendre des photos alors que les limousines arrivaient à l’hôtel [21].

Il a mentionné plus tard qu’il n’était pas certain de ce dont ils discutaient à l’intérieur de l’hôtel, mais qu’il « sentait qu’il y avait quelque chose de corrompu en Grèce. Il a ajouté qu’« en trois jours [il] était devenu un suspect, un fauteur de trouble, un indésirable, [qu’il] se sentait mal à l’aise, fatigué et un peu craintif ». Il poursuit en écrivant « Bilderberg c’est une question de contrôle. Tout tourne autour de “qu’est ce que nous devrions faire ensuite?” Nous dirigeons déjà plein de trucs, et si on en dirigeait plus? Et si on en facilitait la maîtrise? Rendre le tout plus efficace. L’efficacité c’est bien. Ce serait tellement plus facile avec une seule banque, une seule monnaie, un seul marché, un seul gouvernement. Et s’il n’y avait qu’une seule armée? Ce serait vraiment super. Nous n’aurions alors plus de guerre. Ce cocktail de crevettes est BON. Et s’il n’y avait qu’une seule façon de penser? Et si Internet était contrôlé? » Et il ajoute, « et si… Non, je blague ».

Puis, il fait une remarque avisé, contrant l’argument fréquent voulant que Bilderberg n’est qu’un forum où les gens peuvent s’exprimer librement : « Je suis incroyablement écoeuré que le pouvoir soit influencé par le plus petit nombre. Je l’ai vu de mes yeux pendant trois jours et cela m’emmerde au plus haut point. Ça m’est égal si le Groupe Bilderberg envisage de sauver le monde ou de le mettre dans un mélangeur et d’en boire le jus, mais je ne crois pas que c’est la façon de faire de la politique. » L’auteur, déclare ensuite de manière éloquente : « S’ils tentent de guérir le cancer, ils pourraient le faire à la lumière du jour. » Il explique ensuite que « Bilderberg c’est une question de positions de contrôle. Je m’en approche à un demi mille et soudainement, je suis un des contrôlés. On me suit, me surveille, m’enregistre, me met en détention et encore en détention. C’est le “pouvoir” sur la route qui m’a mis dans cette situation [22] ».

Dimanche le 17 mai, Skelton a demandé au chef de police pourquoi on le suivait, celui-ci lui a répondu en lui demandant : « Pourquoi vous êtes là? » Le journaliste a répondu qu’il était là pour couvrir la conférence de Bilderberg, après quoi le chef lui a rétorqué : « Hé bien voilà la raison! Voilà pourquoi! Notre conversation est terminée! [23] » Les reporters se font-ils suivre et traquer par la police lorsqu’ils couvrent le Forum économique mondial? Non. Alors pourquoi est-ce le cas avec le Groupe Bilderberg, si cette conférence n’est vouée qu’à discuter d’idées librement?

Le lundi suivant la conférence, Skelton écrit : « Il n’y a pas que moi qui ait été arrêté pour avoir osé traîner à un demi-mille des portes de l’hôtel. Les quelques journalistes qui ont fait le voyage jusqu’à Vouliagmeni cette année se sont tous faits harcelés et ont senti la partie travaillante d’un talkie-walkie grec. Bon nombre ont été arrêtés. Bernie, d’American Free Press et Gerhard, le documentariste (on dirait un nom de personnage de Donjons et Dragons) ont affrété un bateau d’une marina à proximité afin d’essayer de prendre des photos par la mer. Ils ont été arrêtés à trois milles du complexe hôtelier. Par la marine grecque. » Comme l’a dit Skelton : « Mes dépêches sur la conférence de 2009, si elles signifient quoi que ce soit, ne représentent rien de plus évident que l’absence de couverture médiatique grand public approfondie [24]. »

L’article final de Skelton sur Bilderberg le 19 mai montre jusqu’où il est allé durant ces quelques jours de reportage : de l’écriture humoristique à la découverte de sa filature par le service de sécurité de l’État grec. Il a fait ces réflexions : « Alors, qui est le paranoïaque? Est-ce moi, qui se cache dans les cages d’escalier, observant le reflet de la chaussée derrière moi dans les vitrines de magasins, demeurant en public par mesure de sécurité? Ou Bilderberg, avec ses deux F-16, ses hélicoptères qui font des rondes, ses mitraillettes, ses commandos de la Marine et sa politique visant à détenir et harceler à répétition une poignée de journalistes? Qui est le plus cinglé? Moi ou Baron Mandelson? Moi ou Paul Volker, le dirigeant du Conseil consultatif pour la relance économique? Moi ou le président de Coca-Cola »?

Il ajoute : « La publicité est comme du sel pur sur la limace géante qu’est Bilderberg. Je suggère donc que l’on se pointe l’an prochain avec quelques pots à sel de plus. Si la presse dominante refuse de couvrir convenablement cet important événement annuel, alors les citoyens intéressés devrons le faire : les médias du peuple. »

Étonnamment, Skelton juge que ce qu’il a appris de la conférence Bilderberg est « notre devoir de nous battre, nous battre, nous battre, maintenant, dès maintenant, cette seconde même, avec chaque particule de notre âme, — pour empêcher le projet des pièces d’identités, [puisque] tout tourne autour du pouvoir de demander à les voir, de l’obligation de les montrer, d’avoir à justifier son existence, du pouvoir de celui qui questionne sur la soumission de celui qui doit répondre. […] J’ai appris avec les fouilles aléatoires, les détentions, les coups des furieuses brutes de la sécurité et les bureaux de policiers sans numéros que j’ai cognés, que j’ai dû souffrir à cause de Bilderberg : j’ai passé la semaine à vivre à la fois le cauchemar d’un avenir probable et différentes versions d’un passé terrifiant. J’ai eu droit à un très petit aperçu d’un monde de vérifications ponctuelles et de forces de sécurité non contrôlées. Et j’en suis resté ébranlé. J’en suis resté marqué, littéralement. » Il explique ostensiblement : « la carte d’identité transforme le citoyen libre que vous êtes en suspect [25]. »

Qui était présent?

La royauté

Parmi les membres du Groupe Bilderberg, on trouve divers monarques européens. À la conférence cette année, il y avait la reine Beatrix des Pays-Bas, laquelle est justement l’actionnaire individuelle la plus importante de Royal Dutch Shell, une des plus grandes compagnies au monde. Elle était accompagnée d’un de ses trois fils, le prince Constantijn, qui a travaillé avec le Commissaire européen néerlandais pour l’Union européenne et comme expert-conseil en politiques stratégiques chez Booz Allen & Hamilton de Londres. Ce cabinet de consultants en stratégie et en technologie possède de l’expertise en Analyse économique et commerciale, en Analyse du renseignement et recherche opérationnelle, ainsi qu’en Technologie de l’information, parmi bien d’autres. Le prince Constantijn a également été chercheur en politiques pour la RAND Corporation en Europe. La RAND était initialement un groupe de réflexion destiné à offrir des recherches et des analyses aux Forces armées étatsuniennes, mais elle travaille maintenant avec des gouvernements, des fondations et des organisations internationales et commerciales [26]. Parmi les autres membres de la royauté européenne présents à la conférence, on trouvait le prince Philippe de Belgique et la reine Sofia d’Espagne.

Les banquiers

Comme d’habitude, la liste des participants était pleine de représentants des plus grandes banques au monde. Parmi ceux-ci, David Rockefeller, ancien PDG et président de la Chase Manhattan – maintenant JP Morgan Chase – dont il était jusqu’à récemment président du Conseil consultatif international. Aussi, il siège toujours à titre de président honoraire du Council on Foreign Relations, de président du Board of the Americas Society et du Council of the Americas, de président honoraire de la Commission trilatérale, qu’il a fondé aux côtés de Zbigniew Brzezinski, également membre fondateur du Groupe Bilderberg, éminent philanthrope et actuel doyen d’une des dynasties bancaires les plus riches et puissantes du globe.

Josef Ackermann était également de la partie. Le banquier suisse est PDG de la Deutsche Bank et directeur non exécutif de Royal Dutch Shell, vice-président de Siemens AG – la plus importante firme d’ingénierie européenne – membre du Conseil consultatif international du groupe Zurich Financial Services, président de l’Institut de finances internationales — la seule association mondiale d’institutions financières – et enfin vice-président du Conseil de fondation du Forum économique mondial [27].

Roger Altman, spécialiste des services de banques d’affaires, investisseur de capitaux propres et ancien secrétaire adjoint au Trésor du gouvernement Clinton participait lui aussi à cette rencontre. D’autres banquiers étaient du nombre, comme Ana Patricia Botin, présidente de la Banque d’Espagne, de Banco Español de Crédito et anciennement au service de JP Morgan; Frederic Oudea, PDG et récemment nommé président du conseil de la Société Générale, banque française; Tommaso Padoa-Schioppa, économiste et banquier italien, anciennement ministre de l’Économie et des Finances; Jacob Wallenberg président de Investor AB; Marcus Wallenberg, PDG de Investor AB et George David, PDG de United Technologies Corporation et membre du conseil d’administration de Citigroup, du Business Council, du Business Roundtable et vice-président du Peterson Institute for International Economics [Pour en savoir plus sur le Peterson Institute, voir Annexe 1]

Parmi les banquiers canadiens figuraient W. Edmund Clark, président et PDG du Groupe Financier Banque TD, membre de la direction de l’Institut C.D. Howe – un important laboratoire d’idées canadien; Frank McKenna, vice-président du Groupe Financier Banque TD, ancien ambassadeur du Canada aux États-Unis et ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, et enfin la présidente de l’Université de l’Alberta, Indira Samarasekera, qui siège par ailleurs sur le conseil de la Banque Scotia, une des plus grandes banques du pays.

Dirigeants des banques centrales

Au sein des membres du Groupe Bilderberg, il y a bien sûr les dirigeants des banques centrales les plus importantes du monde. Cette année, il y avait le gouverneur de la Banque nationale de Grèce, celui de la Banque d’Italie, le président de la Banque européenne d’investissement, l’ancien président de la Banque mondiale, James Wolfensohn et Nout Wellink membre de la direction de la Banque des règlements internationaux (BRI) [28] et Jean-Claude Trichet président de la Banque centrale européenne [29]. Rien n’indique que le président de la Federal Reserve Bank of New York, William C. Dudley, ainsi que le gouverneur de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, y étaient, ce qui serait un étrange concours de circonstances si l’on considère que celui qui occupe ce poste est toujours présent aux rencontre du Bilderberg. J’ai contacté la Fed de New York afin de savoir si M. Dudley avait participé à des réunions en Grèce ou s’il y était allé du 14 au 17 mai ou si un autre haut représentant de l’institution y était allé à sa place. J’attends toujours une réponse.

Le gouvernement Obama à la conférence Bilderberg

Les membres de l’administration Obama étaient en grand nombre à cette conférence annuelle. Parmi eux, Keith B. Alexander, lieutenant général de la United States Army et directeur de la National Security Agency, l’agence d’espionnage monumentale des États-Unis; Timothy Geithner, secrétaire au Trésor et ancien président de la Federal Reserve Bank of New York; Richard Holbrooke, l’envoyé spécial pour l’Afghanistan et le Pakistan; le général James Jones, conseiller national pour la Sécurité; Henry Kissinger, envoyé spécial pour la Russie, membre de longue date de Bilderberg et autrefois secrétaire d’État et conseiller national pour la Sécurité; Dennis Ross conseiller spécial pour le golfe Persique et l’Asie du Sud-Ouest de la secrétaire d’État Hillary Clinton; David Patraeus commandant de CENTCOM (Commandement du Centre des États-Unis au Moyen-Orient), Lawrence Summers, directeur du Conseil économique national de la Maison-Blanche, ancien secrétaire au Trésor du gouvernement Clinton, ancien président de l’Université Harvard et ancien économiste en chef de la Banque mondiale; Paul Volcker, ancien gouverneur de la Réserve fédérale et chef du Comité consultatif de relance économique du président Obama; Robert Zoellick, ancien président de Goldman Sachs et actuel président de la Banque mondiale [30] et le secrétaire d’État adjoint James Steinberg [31].

Autres noms notoires

Parmi bien d’autres personnalités présentes à cette rencontre :

  • le vicomte Étienne Davignon, ancien vice-président de la Commission européenne et président honoraire du Groupe Bilderberg;
  • Francisco Pinto Balsemão ancien premier ministre du Portugal;
  • Franco Bernabè, PDG de Telecom Italia et vice-président de Rothschild Europe;
  • Carl Bildt, ancien premier ministre de la Suède;
  • Kenneth Clarke obscur secrétaire administratif au Royaume Uni;
  • Richard Dearlove, ancien chef du service de renseignements britannique MI6;
  • Donald Graham, PDG de la Washington Post Company;
  • Jaap De Hoop Scheffer, secrétaire général de l’OTAN;
  • John Kerr, membre de la Chambre des lords britannique et président de Royal Dutch Shell;
  • Jessica Matthews, présidente de la Dotation Carnegie pour la paix internationale;
  • Richard Perle de l’American Enterprise Institute;
  • Romano Prodi, ancien premier ministre italien;
  • J. Robert S. Prichard, PDG de Torstar Corporation et président émérite de l’Université de Toronto;
  • Peter Sutherland, ancien directeur général de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), premier directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et actuellement président de British Petroleum (BP) et de Goldman Sachs International ainsi que membre de la direction de la Royal Bank of Scotland, président de la Commission trilatérale, vice-président de la Table ronde des industriels européens et membre de longue date de Bilderberg;
  • Peter Thiel, membre du conseil d’administration de Facebook;
  • Jeroen van der Veer, PDG de Royal Dutch Shell;
  • Martin Wolf, rédacteur en chef adjoint et journaliste économique en chef du journal Financial Times et finalement Fareed Zakaria, journaliste étatsunien et membre de la direction du Council on Foreign Relations [32].

Certains reportages faisaient état de la présence d’Eric Schmidt, PDG de Google, et du rédacteur en chef du Wall Street Journal, Paul Gigot [33], tous deux présents à la rencontre de l’an dernier [34].

Conclusion

Il est évident que la prérogative de cette rencontre annuelle de Bilderberg était d’exploiter au maximum la crise financière mondiale pour atteindre les objectifs que le groupe s’était fixés depuis de nombreuses années. Ceux-ci comprennent la création d’un département du trésor mondial, probablement en concomitance avec une banque centrale mondiale ou intégré à celle-ci, lesquels semblent en voie d’être incorporés au FMI.

Naturellement, ces rencontres de Bilderberg servent les intérêts des personnes et des organisations présentes. Étant donné la vaste représentation de l’establishment de la politique étrangère d’Obama à cette réunion, il est surprenant qu’il n’y ait pas eu plus d’informations provenant de cette rencontre en ce qui concerne la politique étrangère des États-Unis, notamment au Pakistan et en Afghanistan.

Cependant, les États-Unis ont décidé récemment de congédier le général qui supervisait la guerre en Afghanistan et de le remplacer par « le lieutenant-général Stanley McChrystal, un ancien béret vert qui commandait il y a peu de temps les Forces d’opérations spéciales secrètes de l’armée en Irak [35] ». De 2003 à 2008, McChrystal était à la tête du Joint Special Operations Command du Pentagone (JSOC), lequel supervise les forces les plus cruciales de l’armée, y compris la Delta Force, « et que Seymour Hersh, journaliste d’investigation et récipiendaire du prix Pulitzer, a désigné comme le chef de “l’aile administrative d’assassins“ du vice-président Cheney [36].

Donc, vu les récents changements ainsi que le nombre élevé de représentants de l’establishment de la politique étrangère d’Obama à la conférence Bilderberg cette année, il est probable que des décisions aient été prises ou, à tout le moins, qu’il y ait eu des discussions concernant l’escalade de la guerre en Afghanistan et de son expansion au Pakistan. Toutefois, il n’est pas surprenant que le principal point à l’ordre du jour ait été la crise financière mondiale. La prochaine année sera sans aucun doute intéressante et l’élite espère certainement en faire une année productive.

 

 

Article original en anglais, The Bilderberg Plan for 2009: Remaking the Global Political Economy, publié le 26 mai 2009. Traduction : Julie Levesque, Mondialisation.ca.


Notes

[1] CFP, Annual Elite Conclave, 58th Bilderberg Meeting to be held in Greece, May 14-17. Canadian Free Press: May 5, 2009:
http://canadafreepress.com/index.php/article/10854

[2] Paul Joseph Watson, Bilderberg Wants Global Department Of Health, Global Treasury. Prison Planet: May 16, 2009:
http://www.infowars.com/bilderberg-wants-global-department-of-health-global-treasury/

[3] Paul Joseph Watson, Bilderberg Fears Losing Control In Chaos-Plagued World. Prison Planet: May 18, 2009:
http://www.prisonplanet.com/bilderberg-fears-losing-control-in-chaos-plagued-world.html

[4] Sorcha Faal, Bilderberg Group orders destruction of US Dollar? MINA: May 21, 2009:
http://macedoniaonline.eu/content/view/6807/53/

[5] Kristi Heim, What really happened at the billionaires’ private confab. The Seattle Times: May 20, 2009:
http://seattletimes.nwsource.com/html/thebusinessofgiving/2009244202_what_really_happened_at_the_bi.html

[6] A. G. Sulzberger, The Rich Get … Together (Shhh, It Was a Secret). The New York Times: May 20, 2009:
http://cityroom.blogs.nytimes.com/2009/05/20/the-rich-get-together-shhh-it-was-a-secret/

[7] Chosun, American Billionaires Gather to Discuss Slump. The Chosun Ilbo: May 22, 2009:
http://english.chosun.com/site/data/html_dir/2009/05/22/2009052200772.html

[8] John Harlow, Billionaire club in bid to curb overpopulation. The Sunday Times: May 24, 2009:
http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/us_and_americas/article6350303.ece

[9] Press Release, Investigative Author, Daniel Estulin Exposes Bilderberg Group Plans. PRWeb: May 22, 2009:
http://www.prweb.com/releases/Bilderberg_Group_Meeting/Daniel_Estulin/prweb2453144.htm

[10] James P. Tucker Jr., BILDERBERG AGENDA EXPOSED. American Free Press: June 1, 2009:
http://www.americanfreepress.net/html/bilderberg_2009_179.html

[11] James Quinn, Tim Geithner to reform US financial regulation. The Telegraph: May 21, 2009:
http://www.telegraph.co.uk/finance/newsbysector/banksandfinance
/5359527/Tim-Geithner-to-reform-US-financial-regulation.html

[12] Greg Menges, U. S. Secretary of the Treasury Timothy F. Geithner speech before the Senate Banking Committee. Examiner: May 20, 2009:
http://www.examiner.com/x-8184-Boston-Investing-Examiner~y2009m
5d20-U-S-Secretary-of-the-Treasury-Timothy-F-Geithner-speech-before-the-Senate-Banking-Committee

[13] Robert Schmidt and Jesse Westbrook, U.S. May Strip SEC of Powers in Regulatory Overhaul. Bloomberg: May 20: 2009:
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=a18ctNv3FDcw

[14] Rex Nutting, Fed could be completely retooled, Geithner says. Market Watch: May 20, 2009:
http://www.marketwatch.com/story/fed-could-be-completely-retooled-geithner-says

[15] Ambrose Evans-Pritchard, The G20 moves the world a step closer to a global currency. The Telegraph: April 3, 2009:
http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/5096524/The-G20-moves-the-world-a-step-closer-to-a-global-currency.html

[16] Marie Magleby, Obama Wants U.S. to Loan $100 Billion to Global Bailout Fund. CNS News: May 20, 2009:
http://www.cnsnews.com/public/content/article.aspx?RsrcID=48329

[17] Joe Bavier, Sub-Saharan Africa to receive $10 bln in SDRs-IMF. Reuters: May 25, 2009:
http://www.reuters.com/article/latestCrisis/idUSLP336909

[18] Onno Wijnholds, The Dollar’s Last Days? International Business Times: May 18, 2009:
http://www.ibtimes.com/articles/20090518/dollar-rsquolast-days.htm

[19] MATTHEW SALTMARSH, Former I.M.F. Chief Sees Opportunity in Crisis. The New York Times: May 22, 2009:
http://www.nytimes.com/2009/05/23/business/global/23spot.html?ref=global

[20] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: in pursuit of the world’s most powerful cabal. The Guardian: May 13, 2009:
http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/13/in-search-of-bilderberg

[21] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: They’re watching and following me, I tell you. The Guardian: May 15, 2009:
http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/15/bilderberg-charlie-skelton-dispatch

[22] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: I’m ready to lose control, but they’re not. The Guardian: May 15, 2009:
http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/15/bilderberg-charlie-skelton-dispatch1

[23] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: ‘You are not allowed to take pictures of policemen!’ The Guardian: May 17, 2009:
http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/17/charlie-skelton-bilderberg

[24] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: Fear my pen. The Guardian: May 18, 2009:
http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/18/bilderberg-charlie-skelton-dispatch

[25] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: Let’s salt the slug in 2010. The Guardian: May 19, 2009:
http://www.guardian.co.uk/news/blog/2009/may/19/bilderberg-skelton-greece

[26] Dutch Royal House, Work and official duties. Prince Constantijn:
http://www.koninklijkhuis.nl/english/content.jsp?objectid=18215

[27] Deutsche Bank, Management Board. Our Company:
http://www.db.com/en/content/company/management_board.htm

[28] InfoWars, Bilderberg 2009 Attendee List (revised). May 18, 2009:
http://www.infowars.com/bilderberg-2009-attendee-list/

[29] Demetris Nellas, Greek nationalists protest Bilderberg Club meeting. AP: May 14, 2009:
http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5jep_nbEq1srzJHFQ8fRGNQO3P38QD987H3200

[30] InfoWars, Bilderberg 2009 Attendee List (revised). May 18, 2009:
http://www.infowars.com/bilderberg-2009-attendee-list/

[31] MRT, Top US official arrives in Greece. Macedonian Radio and Television: May 15, 2009:
http://www.mrt.com.mk/en/index.php?option=com_content&task=view&id=6112&Itemid=28

[32] InfoWars, Bilderberg 2009 Attendee List (revised). May 18, 2009:
http://www.infowars.com/bilderberg-2009-attendee-list/

[33] WND, Google joins Bilderberg cabal. World Net Daily: May 17, 2009:
http://worldnetdaily.com/index.php?fa=PAGE.view&pageId=98469

[34] Adam Abrams, Are the people who ‘really run the world’ meeting this weekend? Haaretz: May 14, 2009:
http://www.haaretz.com/hasen/spages/1085589.html

[35] YOCHI J. DREAZEN and PETER SPIEGEL, U.S. Fires Afghan War Chief. The Wall Street Journal: May 12, 2009:
http://online.wsj.com/article/SB124206036635107351.html

[36] M.J. Stephey, Stan McChrystal: The New U.S. Commander in Afghanistan. Time Magazine: May 12, 2009:
http://www.time.com/time/politics/article/0,8599,1897542,00.html


Appendices (voir la version anglaise).

Notes pour les appendices.

[37] PIIE, About the Institute. Peterson Institute for International Economics:
http://www.petersoninstitute.org/institute/aboutiie.cfm

[38] PIIE, Board of Directors. Peterson Institute for International Economics:
http://www.petersoninstitute.org/institute/board.cfm#52

[39] Jeffrey E. Garten, Needed: A Fed for the World. The New York Times: September 23, 1998:
http://www.nytimes.com/1998/09/23/opinion/needed-a-fed-for-the-world.html

[40] Jeffrey Garten, Global authority can fill financial vacuum. The Financial Times: September 25, 2008:
http://www.ft.com/cms/s/7caf543e-8b13-11dd-b634-0000779fd18c,Authorised=false.html?_i_
location=http%3A%2F%2Fwww.ft.com%2Fcms%2Fs%2F0%2F7caf543e-8b13-11dd-b634-000077
9fd18c.html&_i_referer=http%3A%2F%2Fwilliamnotes.wordpress.com%2F2008%2F09%2F30%2Fgarten-on-a-global-monetary-authority%2F

[41] Jeffrey Garten, We Need a Bank Of the World. Newsweek: October 25, 2009: http://www.newsweek.com/id/165772

[42] Ambrose Evans-Pritchard, IMF may need to “print money” as crisis spreads. The Telegraph: October 28, 2009:
http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans
_pritchard/3269669/IMF-may-need-to-print-money-as-crisis-spreads.html

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 12:19

Bilderberg 2009: Athènes, Grèce, 14-16 mai

Nicolas Baverez - Editorialiste du Point; Consultant de Gibson, Dunn & Crutcher LLP

Xavier Bertrand - Secrétaire général de l'UMP

Alexandre Bompard - PDG d’Europe 1

Henri de Castries - PDG d'AXA

Christine Lagarde - Ministre de l'économie, de l'industrie et du travail

Pascal Lamy - Directeur général de l'OMC (Organisation mondiale du commerce)

Thierry de Montbrial - Président de l'IFRI (Institut Français des Relations Internationales)

Denis Olivennes – Rédacteur en chef du Nouvel Observateur

Fréderic Oudéa - PDG de la Société Générale

Jean Pisani-Ferry - Directeur de Bruegel

Dominique Strauss-Kahn - Directeur du FMI (Fond Monétaire International)

Jean-Claude Trichet - Président du directoire de la BCE (Banque Centrale Européenne)


Bilderberg 2008: Chantilly, USA, 5-8 juin

Nicolas Baverez - Editorialiste du Point et consultant Partner, Gibson, Dunn & Crutcher LLP

Henri de Castries - PDG d'AXA

Bertrand Collomb – Président honoraire de Lafarge

Jean-Pierre Jouyet - Secrétaire d'État aux affaires européennes

Bassma Kodmani – Directrice de l’Initiative Arabe de Réforme

Christophe de Margerie - PDG de Total

Thierry de Montbrial - Président de l'IFRI (Institut français des relations internationales)

Christine Ockrent – PDG de France télévision et Radio France

François Pérol - Secrétaire général adjoint de l'Elysée auprès de Nicolas Sarkozy en charge des affaires économiques

Manuel Valls – Député PS

Hubert Védrine - Hubert Védrine Conseil

Bilderberg 2007 : Istanbul, Turquie, 31 mai-3 juin

Michel Barnier – Ministre de l'agriculture et de la pêche

Nicolas Beytout – Rédacteur en chef du Figaro

Philippe Camus - Haut cadre du groupe Lagardère

Henri de Castries - PDG d'AXA

Bertrand Collomb – PDG de Lafarge

Bernard Kouchner - Ministre des affaires étrangères

Jean-Claude Trichet - Président du directoire de la BCE (Banque Centrale Européenne)

Bilderberg 2006: Ottawa, Canada, 8-11 juin

Michel Barnier – Vice-président de Mérieux Alliance (Sanofi Pasteur)

Albert Bressand - Directeur du Centre de l'énergie, du transport maritime et des politiques publiques; Directeur de l'école des affaires publiques internationales à l'université de Columbia

Henri de Castries - PDG d'AXA

Bertrand Collomb – PDG de Lafarge

Richard Descoings – Directeur de l’Institut d'Études Politiques

Patrick Devedjian – Député UMP

Yves de Kerdrel – Editorialiste économique du Figaro

Anne Lauvergeon – PDG d’AREVA

Thierry de Montbrial - Président de l'IFRI (Institut français des relations internationales)

François-Henri Pinault - PDG d’Artémis; PDG de Pinault Printemps La Redoute

Olivier Roy – Chercheur au CNRS, spécialiste de l'islam

Bilderberg 2005 : Rottach-Egern, Allemagne, 5-8 Mai

Nicolas Beytout – Rédacteur en chef du Figaro

Philippe Camus - PDG d'EADS

Henri de Castries - PDG d'AXA

Bertrand Collomb - PDG de Lafarge

Thérèse Delpech - Directrice des affaires stratégiques au CEA (Commissariat à l'Energie Atomique)

Bernard Kouchner – Directeur "Santé et développement" au CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers)

Pascal Lamy – Président de Notre Europe ; Ex-commissaire européen

Thierry de Montbrial - Président de l'IFRI (Institut français des relations internationales)

Jean-Claude Trichet - Président du directoire de la BCE (Banque Centrale Européenne)


Bilderberg 2004 : Stresa, Italie, 3-6 Juin

Nicolas Beytout – Rédacteur en chef des Echos

Philippe Camus - PDG d'EADS

Henri de Castries - PDG d'AXA

Thierry de Montbrial - Président de l'IFRI (Institut français des relations internationales)

 

 

Bilderberg 2003 : Versailles, France, 15-18 Mai

Alexandre Adler - Membre du comité éditorial du Figaro

Nicolas Beytout – Rédacteur en chef du Figaro

Michel Bon - PDG de France Télécom

Jean-Louis Bruguière - Juge en charge de l'anti-terrorisme

Philippe Camus - PDG d'EADS

Henri de Castries - PDG d'AXA

Bertrand Collomb - PDG de Lafarge

Jean-François Copé - Porte parole du gouvernement

Jean-Louis Gergorin - Vice président de la coordination stratégique d'EADS

Valéry Giscard d'Estaing - Président du conseil régional d'Auvergne; Président du CCRE (conseil des communes et régions d'Europe); Président de la convention sur l'avenir de l'Europe qui aboutira au traité pour une constitution européenne

Pierre Lellouche - Député et membre du bureau politique de l'UMP; Président du groupe d'étude des industries d'armement et de la délégation française à l'assemblée parlementaire de l'OTAN

André Lévy-Lang - Administrateur d'AGF, Schlumberger et Scor

Thierry de Montbrial - Président de l'IFRI (Institut français des relations internationales)
Denis Ranque - PDG de Thalès
Franck Riboud - PDG de Danone

Olivier Roy – Chercheur au CNRS, spécialiste de l'islam
Philippe Villin - Vice président de Lehman Brothers Europe

Jean-Claude Trichet - Président du directoire de la
BCE (Banque Centrale Européenne)

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