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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 01:30

 

Un article de soutien à notre confrère Julian Assange créateur de Wikileaks, pour son très bon travail,  sa persévérance. Mais aussi un pour tous ces dits "médias" , ceux qui portent la voix et les images très haut pour être entendu aux quatre coins du monde, mais qui ne relayent que ce que Big brother veut bien laisser passer , qui n'ose avoir un soupçon d'objectivité ou de vérité de peur d'être rayer de la carte. La seule information qui vaut ne subit que censure.

 

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Il va de simple de bonne foie de soutenir Wikileaks et de doivent dénoncer ces persécutions. Il n'est pas décent de contempler la mise à mort d'un homme parce qu'il a osé poser le regard curieux sur l'omnipotence de l'élite gouvernante.

 

 

 

 

Débrancher Wikileaks

Ce jeudi, l'entreprise qui fournit son nom de domaine à Wikileaks, Everydns a décidé de ne plus gérer le nom de domaine Wikileaks.org. Officiellement, ce sont les attaques "par déni de service" qui menaçaient ses autres clients qui ont poussé le fournisseur à prendre cette décision. Le site "n'est plus accessible sur son adresse www.wikileaks.org . "L'objectif paraît simple: débrancher complètement Wikileaks".  

Mais Julian Assange rebondit déjà: un appel aux dons est lancé et on peut trouver son site sur wikileaks.ch.

"Wikileaks déménage en Suisse!", pays où son créateur se réfugiait déjà régulièrement. Ce vendredi soir, cette nouvelle adresse aurait elle aussi des soucis, affirme le Huffington post.

 

La veille, c'était un problème d'hébergement. Pour la publications des cables diplomatiques,  Wikileaks s'est offert les services de deux hébergeurs. Bahnhof, un groupe suédois associé à The Pirate Bay, qui a installé ses serveurs dans un ancien abri anti-atomique. Et Amazon, le géant du livre. Ce mercredi, Amazon a justement coupé l'accès de l'organisation de Julian Assange. L'entreprise affirme que Wikileaks aurait enfreint ses conditions d'utilisation et dément que sa décision soit la conséquence de pressions d'élus du µcongrès américain. 

Wikileaks s'est empressé de réagir via Twitter : "Si Amazon est si mal à l'aise avec le premier amendement de la Constitution, qui concerne la liberté d'expression et la liberté de la presse, "il devrait arrêter de vendre des livres."  

L'hebergeur français OVH a rapidement décidé de remplacer Amazon: les serveurs de Wikileaks sont donc désormais localisés en Suède et en France. Peut-être pas pour longtemps: le ministre de l'industrie et de l'economie numérique, Eric Besson, pour essayer de boucher les trous et éviter la tempête médiatique sur les révélations françaises a demandé ce vendredi au Conseil général de l'Industrie, de l'Energie et des Technologies (CGIET), de mettre fin à cet hébergement. 

 

Encercler Julian Assange

Les Etats-Unis, qui ont qualifié d'"anarchiste" le fondateur de WikiLeaks, mettent tout en oeuvre pour l'arrêter, après la publication de notes diplomatiques américaines embarrassantes. Le ministre américain de la justice donne le ton: "S'il y a des lacunes dans le droit américain", qui lui permettrait de passer entre les mailles du filet juridique, "nous ferons en sorte de les combler".  

Appel entendu par les sénateurs américains: une proposition de loi a été déposée par les républicains et les indépendants pour rendre "illégale la publication des noms d'informateurs des services de renseignement américains". 

L'étau judiciaire se resserre aussi autour de l'Australien sur le front suédois... Recherché par Stockholm et visé par un mandat d'arrêt d'interpol dans le cadre d'une enquête pour "viol et agression sexuelle" en 2008 en Suède, il a exploité tous les recours juridiques possibles dans ce pays. Ce mercredi, la Cour suprême suédoise a refusé d'examiner son pourvoi contre son mandat d'arret. 

 

Après Amazon, Wikileaks vient (il y a 9 heures) d'être lâché par un autre support de poids: Paypal.

Dans la nuit, PayPal aurait suspendu le compte de Wikileaks en raison d'une "violaton des conditions d'utilisation" qui stipule que le service de paiement ne peut être utilisé pour "aucune activité qui encourage, facilite ou éduque les autres à mener des activités illégales". "Ce destinataire n'est pas en mesure actuellement de recevoir de l'argent", lit-on quand on tente de se connecter. "PayPal a banni Wikileaks à la suite de pressions du gouvernement américain", affirme Wikileaks. 

Le coup est rude pour Wikileaks . Depuis vendredi, le site n'est régulièrement plus accessible que par son adresse IP : http://46.59.1.2/ ou l'adresse http://wikileaks.ch , son nom de domaine, wikileaks.com, lui ayant aussi été retiré. 

Après les supports techniques, ce sont donc les moyens financiers qui sont attaqués.

 

L'affirmation que la connaissance dans la société actuelle reste la seule arme encore valable face à tant de manipulation et d'embrigadement est un fait.

C'est ainsi qu'avec l'affaire Wikileaks l'on assiste à une criminalisation de la résistance.

Criminaliser les résistances à l’ordre marchand, les traquer et les capturer publiquement permet au gouvernement de se mettre en scène comme protecteur de la population tout en facilitant l’avancée du capital.

Les montages médiatico-policiers menés depuis un an contre des militants anti-impérialisme doivent être analysés sur ce principe. Ils constituent un rouage important de l’appareil répressif qui accompagne la marchandisation du territoire.

 

 

Courage wiki...

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Published by Léthé - dans Contrôle
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commentaires

truth 10/12/2010 01:12


ça dérange la verité...................


dany 05/12/2010 12:18


bonjour,

il y a des choses que je ne comprends pas , laFrance est un pays de liberté, la liberté de la presse et de tous les medias est bien reelle ou du moins devrait l'être!
Et cela fait quelques mois que votre site m'ouvre les yeux sur certaines choses assez effrayantes pour vous dire mais pour le moins attirantes parce qu'elle apparaissent réelles...

Alors je me pose des questions, ou vivons nous réellement? quelle est cette société?


oncle sam 05/12/2010 02:08


Comment peut on avoir confiance en des gouvernements qui dénoncent wikileaks ?


Justicier 05/12/2010 02:08


Cette attitude est identique de ce que font les dictatures ou semi-dictatures actuelles Chine, Iran, Russie, Syrie, etc.) dès que parait une information qui dérange le régime : on interdit la
source, on emprisonne les journalistes, on bloque l’accès à l’information etc. Car personne ne me fera croire que les poursuites suédoises, la perte du nom de domaine, de leur hébergement etc ; ne
sont pas organisés par les USA. Désormais, je n'achèterais plus rien via Amazone...


phil 05/12/2010 02:06


On vit dans un monde médiocre : voilà un site irréprochable, qui donne des informations, et tout ce que le monde compte de boueux joue les indignés ou les expulseurs. S'ils avaient quelque chose de
brillant à affirmer, qu'ils s'expriment, sinon, longue vie à Wikileaks!


La Libre dépêche


 indiscret, bavard, le Cancanier  ce site, libre où vous pourrez piocher l'information, celle là même que l'on essaye souvent de vous cacher ou de vous interpréter.